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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 19:34

 

                       Les impôts locaux viennent de tomber et, une fois de plus, ils se traduisent par une augmentation des taux s’ajoutant à celle des bases. Comme toujours, et sans la moindre honte les élus nous escroquent, ils «avouent» une augmentation de 1,5% qui, est en réalité, est de 3,5%  (taux voté par la communauté de communes plus revalorisation administrative des bases). Certes nous avons connu bien pire, mais quand même, au moment où salaires et retraites sont gelés, il s’agit bel et bien d’une nouvelle confiscation de notre pouvoir d’achat de 3,5% !  Qui n’aurait pas rêvé de voir son salaire ou sa retraite augmentés de 3,5% en 2014 ?

 

                  Rien n’y fait, en dépit des réquisitoires de la Cour des comptes nos élus continuent à dépenser toujours plus. Impossible pour eux d’imaginer faire des économies.

 

                     En 2015, notre «cher député-président» ne manquera pas d’imputer à l’Etat la hausse de nos impôts en tentant de nous expliquer que la baisse des dotations (aides de l’Etat) ne permet pas de l’éviter …

 

                        Non monsieur le «cher député-président» je ne vous laisserai pas utiliser cet argument. Dois-je vous rappeler qu’en votre qualité de «député socialiste» VOUS avez voté cette décision ! A ce que je sache vous ne comptez pas parmi les «socialistes frondeurs» !!!

 

            La lecture du budget annexe de la compétence «crèches» pour 2014 démontre une aggravation de la situation. Nous y reviendrons en détail lors de mon prochain article deuxième partie.

 

                  Cette compétence dont je n’ai cessé de dénoncer le coût va plomber durablement le budget communautaire. Interpellé en séance publique en 2007 sur ce risque qui exigeait, plus qu’une décision à la sauvette, mais une sérieuse réflexion sur son coût, le président Hellé, relayé par ses «camarades socialistes» s’était violement emporté contre son contradicteur en invoquant «une décision politique». Aujourd’hui tous doivent regretter ce choix dit «politique» qui nous a valu un «châtiment fiscal» sans précédent.

 

                  Il est vrai que les socialistes qui nous gouvernent sont des professionnels de la matraque fiscale, toujours prêts à promettre plus. Savez-vous qu’avec 1% de la population de la planète, la France représente 14% des dépenses sociales de l’humanité ?

              

Alors, aujourd’hui, dans un contexte économique dramatique, le français moyen est lessivé pour financer des dépenses inutiles voire scandaleuses pendant que nos élus «qui ne touchent plus terre» continuent de faire des promesses qu’ils savent parfaitement ne pas pouvoir tenir. Dernière exemple en date : la promesse du Président de, la République sur la stabilité fiscale en 2015 alors que Bercy vient de décider le contraire.

 

                  Locaux ou nationaux, nos élus sont des caractériels impénitents, fourbes au point de faire le lit de Marine alors qu’ils affirment la combattre, capables de violer les règles fiscales qu’ils ont votées ou, mieux encore, d’imaginer comme dans l’affaire Fillon/Jouyet une «véritable conspiration des crétins». Une triste affaire digne des Pieds nickelés qui vaudrait à la France le prix Nobel de la crétinerie au moment où les urgences sont ailleurs …

 

                    Pour eux l’argent n’a pas d’odeur et l’argent public n’a pas de valeur !

 

                  Place aux jeunes il en est grand temps. 

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 14:37

                 J’ai demandé à la Dépêche du midi et au Petit Journal d’insérer l’article suivant dans leurs colonnes.  Intimement convaincu du rejet de ma demande, il ne me  reste comme seul vecteur de communication que mon blog.

                                  A vous de juger.

 

UN PEU DE MORALE POLITIQUE SVP

                       Je viens de recevoir la luxueuse brochure de la Communauté de communes qui rend, conformément aux usages établis  qui voient en tout homme politique qui disparaît   un héros, un hommage appuyé à Guy Hellé.

                       Monsieur Lemasle, nouveau président signe l’éditorial ce qui me conduit à dénoncer la supercherie de nos élus, leur propension naturelle à nous prendre pour des citoyens fœtus.

                       J’avais, en son temps, dénoncé sur mon blog la duplicité de monsieur Lemasle tonnant à l’assemblée nationale contre le potentiel  risque de hausse des impôts locaux consécutif à la suppression de la Taxe professionnelle par Sarkozy alors qu’il avait, LUI, en qualité de responsable des finances communautaires, décider de multiplier par deux en un an (2009) les impôts fonciers des propriétaires du Volvestre.

                       «Monsieur le député» n’est pas, il est vrai à une contradiction près. Ainsi, alors qu’il semble toujours appartenir au Parti Socialiste qui fait de sa lutte contre le cumul des mandats son  totem républicain, ce monsieur ajoute une nouvelle casquette à sa large collection de couvre chef. Le voici maintenant titulaire des mandats suivants : député, conseiller général vice-président du conseil général, conseiller municipal de Montesquieu et maintenant président de la Communauté de communes…

                        Pire encore, il s‘étonnera perfidement de la montée des extrêmes lui qui participe activement  au rejet avéré de notre classe politique.

                        A quand son exclusion du Parti Socialiste ?  Il est vrai que la rue de Solférino n’ayant plus de locataire toutes les infractions morales sont permises. Ceci explique sans doute la question que se posent les français, y compris de gauche « Y a t-il un pilote dans l’avion ? »

                       Il est évident que porter le macaron du PS dans notre département autorise toutes les audaces … mais quand même, un peu de scrupules SVP. 

 

                       

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 19:39


                        Absent pour raisons majeures depuis huit semaines, je n’avais pas commenté le changement opéré à la tête de la Communauté de communes.

 

                       Le président étant décédé, il fallait d’urgence prévoir son remplacement.

 

                       C’est P Lemasle député de la circonscription voisine qui a été élu président par intérim à l’unanimité.

 

                       Nous «devons» beaucoup à ce nouveau président, lui qui, chargé des finances, a organisé durant cinq ans un matraquage fiscal inouï. Il s’était manifestement entraîné pour voter, en qualité de député, l’avalanche fiscale que nous avait réservée le PS … Lemasle mériterait d’être battu aux municipales.

 

                         Que les électeurs s’en souviennent pour avoir vu, plus que doubler, leurs taxes depuis 2008.

 

                       Le plus surprenant c’est la décision prise, toujours à l’unanimité lors de ce vote , de restituer la présidence à un Carbonnais après les élections municipales ce qui fait fi du résultat des prochaines élections. Et si, par hasard, une liste d’opposition au PS venait à conquérir la mairie, le canton ? Ils auraient l’air malins les «baronnets socialistes» locaux habitués à décider de tout devant leur petite soupe cuite et recuite sur leur petit feu …

 

                           Ils sont tellement sûrs d’eux qu’ils n’ont même plus l' hypocrisie de faire semblant…

 

                     Une nouvelle fois, en s’associant à cette caricature de démocratie notre maire a confirmé son engagement d’allégeance à la ploutocratie politique locale.

 

                       Une fois de plus il nous a trahis en donnant, par avance, et sans attenre la prchaine échéance électorale un blanc seing aux carbonnais.

 

                       C’est sur ce point que j’attends les propositions des candidats aux prochaines élections municipales.

 

                       A eux de nous dire comment ils entendent faire respecter nos intérêts et notre identité de Lafittois.

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 19:50

                  Le discours de François Hollande, prononcé vendredi 5 octobre au matin en clôture des Etats généraux de la démocratie locale ne manque pas d’intérêt.

 

                   Traçant les directions dans lesquelles devraient s’orienter les réformes de la nouvelle étape de décentralisation, il a rappelé quelques principes républicains forts. Il n’a pas manqué non plus de souligner que nous étions en période de disette budgétaire, affirmant, en conclusion, que les collectivités locales devraient participer à l’effort national. Par ailleurs il a rappelé, sans équivoque, que la fin du cumul des mandats était programmée. Enfin !

 

                  Une piste très intéressante a été évoquée, celle d’une révision du mode de désignation des élus d’une Communauté de communes. Il a proposé un système de «fléchage» consistant à connaître, avant l’élection, et pour chaque liste en présence, ceux qui auront vocation à représenter leurs concitoyens à la Communauté de communes.

 

                   Pour le moment simple déclaration de principe, elle ne va pas manquer, comme toute réforme, d’être combattue par les apparatchiks accrochés à leur statut. Juppé au Grand jury RTL d’hier a enfoncé le clou en proposant d’aller encore plus loin, tranchant sans hésitation pour l’élection des délégués communautaires au suffrage universel direct.

 

                   En 2007, dès son élection, Sarkozy avait chargé la Commission Balladur Lang de réfléchir sur les évolutions des structures locales. La désignation des élus communautaires au suffrage universel direct avait été très largement évoquée par cette commission mais très vite abandonnée sous la pression des cumulards éternels défenseurs du statut quo. Pour eux, toute élection constitue à l’évidence une menace.

 

                  Et pourtant, si notre organisation constitutionnelle repose sur un principe simple exigeant que  l’impôt ne puisse être voté que par des élus désignés au suffrage universel direct, la communauté de communes constitue une incontestable infraction à ce principe. En effet, les représentants de la commune à la communauté de communes sont désignés librement par leurs pairs  lors de la première réunion du Conseil municipal. Leur désignation intervient donc sans la moindre consultation des citoyens et prive, de fait, l’opposition de toute chance de représentation. Certes le risque existe d’une fracture politique entre élus des communes et élus d’une communauté, mais prétendre vouloir l’éviter au prix d’un déni de démocratie n’est pas vraiment glorieux. Je suis et j’ai toujours été un défenseur acharné du suffrage universel.

 

                En outre, si on prend en compte la «montée en puissance» des Communautés de communes qui interviennent partout et pour tout, le système actuel doit clairement être réformé. Les enjeux financiers exigent la clarté lors de la campagne électorale locale. En un mot : Qui fait Quoi ?

 

                Prenons en exemple notre village. Qui connaît nos représentants à la Communauté de communes qui ont décidé de notre martyr fiscal : création de la funeste taxe sur les ordures ménagères, doublement de l’impôt foncier, extension à de nouvelles compétences communautaires douteuses et fort coûteuses ? Qui a lu ou simplement entendu un de nos représentants Lafittois s’expliquer sur son vote à la Communauté ? Personne ! Aucune trace dans les bulletins municipaux, seule expression tolérée, la publication officielle de la Communauté de communes qui peut, dès lors, s’exprimer sans la moindre contestation.

 

              Qui a dénoncé l’attitude pour le moins ambiguë de ce député qui déclare, à l’Assemblée Nationale, se soucier du pouvoir d’achat des français et qui, responsable des Finances de la Communauté de communes matraque ses concitoyens sans compter ? Personne.

 

                Nos conseillers municipaux Lafittois sont les premières victimes de ce système obscur donc irresponsable. Eux qui ont fait preuve d’une réelle modération fiscale au cours des cinq dernières années sont victimes de l’extravagante politique fiscale de la Communauté de communes du Volvestre qui, par ses excès, leur ôte toute marge de manœuvre. En effet, faute d’éducation fiscale, le contribuable ne retient que le total à payer affiché au pied de sa feuille d’impôts locaux.  Il a le réflexe naturel de penser immédiatement au maire et au conseil municipal de sa commune.

 

                Nos «misères fiscales» ne viennent pas de nos élus Lafittois, mais de quelques «notables locaux» addictes à la dépense publique gage de leur réélection, qui oeuvrent, non seulement dans l’ombre, mais, surtout, sans véritable mandat électif.

 

    La proposition de réforme de Hollande est certes minimaliste pour ne pas aller jusqu’au vote au scrutin direct,  mais elle a le mérite d’exister. Cette proposition peut constituer un réel progrès pour obliger chaque liste en présence à des engagements précis sur un programme communautaire.

 

                Normalement, en 2014, chaque liste devra non seulement identifier, avant l’élection, ses candidats au poste de délégué à la Communauté mais elle devra aussi nous indiquer leur feuille de route, nous présenter les idées qu’ils iront défendre pour notre commune.

 

               Si tel avait été le cas en 2008, pressés par mes accusations de nous préparer de nouvelles ponctions fiscales, les élus n’auraient pas pu se défausser aussi facilement, ils n’auraient pas pu éviter le débat public que je leur proposais sachant parfaitement que, chiffres en mains, j’allais leur démonter publiquement leur faillite. Souvenez vous Lafittoises et Lafittois, en 2008 je n’avais sollicité qu’un mandat, celui d’aller vous défendre avec courage et opiniâtreté à la Communauté de communes conscient du mauvais sort fiscal qui nous attendait. Jamais le Président n’aurait pu faire passer aussi facilement ses bévues.  Il aurait suffit, dans le Conseil communautaire, d’un seul opposant déterminé pour ouvrir les yeux des maires des petites communes transformées en simple vivier fiscal. Rappelez vous des banderoles affichées par les élus de Peyssies «Taxe sur les ordures ménagères, impôt ou racket ?» Leur seul tort ? Avoir été seuls.

 

               En 2014 j’attends des engagements clairs des candidats à notre représentation, des options comme le «gel» de la fiscalité, la remise en cause de la funeste taxe sur les ordures ménagères, une réforme d’envergure sur la gestion des crèches, l’arrêt des recrutements de complaisance dignes d’une armée mexicaine…

 

              De mon observatoire de citoyen vigile je tenterai de vous aider à y voir plus clair, car, dans le tumulte des réformes qui nous attend je n’entends pas nous voir transformés une nouvelle fois en moutons.

 

            2008 a suffit, tirons en les leçons.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 19:24

                       

La première phase « du changement » est terminée, s’ouvre dès à présent  la bataille des législatives.

 

                        Durant cette campagne j’ai décidé de prendre du recul, d’observer, d’analyser de tenter de comprendre.

 

                        Les élus locaux de Haute Garonne sont satisfaits, convaincus que Hollande remettra à plat les mesures de « l’ancien régime », réforme territoriale, gel des dotations … Ils ont tort l’argent public devient cher, très cher, de plus en plus cher  

 

                        Les réalités locales reprennent ainsi le dessus, notre « chère » Communauté de communes contrainte, financièrement, de réduire les tournées de ramassage des ordures ménagères vient une nouvelle fois de me «chagriner» en continuant à dilapider nos efforts fiscaux.

 

                        Cette semaine, de passage à Carbonne, j’ai découvert, place de la République, accrochée à la façade d’une maison bourgeoise en cours de rénovation, une pancarte «promotionnelle» indiquant :

 

-         Ici la Communauté de communes investit pour la beauté de la ville

-         Ici la Communauté de communes investit pour la valorisation de votre patrimoine

 

Si j’ai bien saisi le message, la Communauté de communes, réputée de gauche, affirme maintenant se soucier de la mise en valeur du patrimoine de ses habitants notion qui me semble plutôt de droite … Bien entendu tout ceci à un coût, devinez qui paie la valorisation d’un patrimoine particulier ? Nous tous bien sûr … Qui est l’heureux bénéficiaire de cette mesure ?

 

Alors allons y, dans chaque village restaurons les façades au frais du contribuable puisque l’argent coule à flots. Lafittois, Lafittoises, courez à la mairie déposer votre demande, l’argent public servira ainsi à «valoriser» votre patrimoine… A moins de vous voir déclarer hors jeu pour n’avoir pas voté utile puisque notre commune s’est singularisée par son vote à contre-courant.

 

Et pourquoi pas créer une nouvelle compétence de la Communauté, la restauration de tous les immeubles du Volvestre ?  On pourrait dès lors générer un nouveau service, recruter massivement, participer à la lutte contre le chômage, et présenter la facture au contribuable qui lui, n’a pas toujours la chance d’avoir un patrimoine à valoriser !

 

Difficile d’être plus provocateur quand on n’est même pas en mesure d’assurer le fonctionnement normal des services basiques et quand on matraque scandaleusement le contribuable.

 

Quand même, j’espère que face à ces tartufferies les électeurs contribuables finiront un jour par ouvrir les yeux.

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 22:21

               

Le blog http://montesquieu.over-blog.fr/ aborde fort opportunément le problème du déphasage absolu entre objectifs nationaux et pratiques locales.

 

Comme il le souligne fort justement, les trois candidats à la présidentielle qui ont évoqué le problème des dépenses des collectivités locales sont d’accord sur un point : il faut les réduire ! Mais ni Nicolas Sarkozy, ni François Hollande, ni François Bayrou n'ont la solution miracle pour comprimer les 61 milliards d'euros de dotations aux collectivités locales, soit 20 % des dépenses de l'Etat.

 

Le ministère de l'économie souhaite les baisser de manière drastique. Dans la feuille de route de Bercy baptisée "Stratégie pluriannuelle des finances publiques" pour supprimer le déficit en 2016, il est prévu 6 milliards d'euros de dotations en moins sur la période. Le programme de l'UMP va jusqu'à promettre 10 milliards d'économie sur cinq ans

 

   L’Etat a parfaitement raison, l’addiction des collectivités locales à la dépense publique doit être éradiquée, rapidement et définitivement. Inutile pour l’Etat de vouloir réduire ses dépenses si le secteur local continue sa folle aventure. Supprimer des emplois de fonctionnaires et recruter toujours plus de «collaborateurs» dans les collectivités locales est incompatible, illisible, irresponsable.

 

Pour avoir été, pendant de longues années, receveur municipal de centaines de collectivités territoriales, j’ai pu mesurer la lente mais suicidaire dérive de nos finances locales. Pourquoi les collectivités locales en sont elles arrivées là ? Examinons sommairement  l’histoire de ces trente dernières années pour tenter d’expliquer cette faillite.  

 

Les Lois de décentralisation de 1982 (dites lois Deferre) ont donné des ailes aux collectivités locales en leur accordant le droit d’intervenir, ici ou là, comme elles le souhaitaient, la liberté d’action étant la règle et l’interdiction l’exception. Monsieur Deferre lui-même a été le premier à intervenir dans une prise de participation privée, chose impensable quelques années plus tôt. Suppression de l’autorité de tutelle (Préfet), contrôles financiers très allégés, toutes ces mesures pouvaient conduire aux pires dérives. Nos élus locaux ont fait ce choix, se taillant des baronnies au frais des deniers publics. En fait la décentralisation qui avait pour louable objectif de rapprocher les décideurs des citoyens a totalement échoué. Ségolène Royal a été la première à en faire les frais en 2007, trahie par les caciques de son parti.

 

Les collectivités locales partaient, en 1982, en matière fiscale, de très bas, l’impôt local était dérisoire, il existait même un moyen de s’acquitter de l’impôt en donnant, en contrepartie, un peu de temps à la collectivité. Cette option légale portait le nom d’impôt en nature, je sais de quoi je parle pour l’avoir organisée. Elles on vite rattrapé le temps perdu. Notre village en constitue la meilleure illustration. D’un impôt local maîtrisé il y a encore dix ans, nous payons aujourd’hui, et pour le même bien, autant d’impôt qu’un Carbonnais ceci sans en avoir les avantages. Mais, aujourd’hui panne sèche, plus de marges de manœuvre.

 

Dans l’esprit des lois de 1982 la fiscalité s’est également trouvée radicalement modifiée.

 

Avant cette date les conseils municipaux votaient un «produit global attendu», ils votaient une rentrée fiscale globale pour équilibrer leur budget, ils n’avaient aucun pouvoir sur la répartition de l’impôt entre les ménages et les entreprises, les propriétaires et les locataires.

 

Les impôts locaux  augmentaient mécaniquement et  uniformément pour les quatre taxes (foncier bâti et non bâti, taxe d’habitation et taxe professionnelle).

 

A partir de 1982 on a imaginé un taux pour chaque taxe dont l’évolution était, dans l’esprit de liberté et de responsabilité de l’époque, laissé à la seule initiative des élus.

 

                        Ceux-ci se sont très vite aperçus que la Taxe Professionnelle constituait une mine d’or, ils ne se sont pas gênés. Cette taxe pouvait rapporter gros, elle avait un mérite électoral supplémentaire, celui de ne faire qu’une victime mécontente (l’entrepreneur) qui, le pauvre, ne représentait qu’une voix…. Du vrai pain béni. Plusieurs textes ont, dès lors, tenté de modérer les excès en imaginant des mécanismes complexes d’indexation des quatre taxes ou de plafonnement pour tenter d’éviter les dérives coupables. A force d’excès, cet impôt, jugé imbécile par la droite et la gauche, a fini par être supprimé. Nous n’avons pas beaucoup entendu les élus hurler contre cette suppression, et pour cause, pour «faire avaler la pilule» l’Etat a mis, une nouvelle fois, la main à la poche … La réforme a été financée, une fois encore par la dette, tout le monde en sort donc satisfait : les entreprises et les communes. Un seul perdant, toujours le même, le contribuable caution solidaire de la dette publique.

 

Autre phénomène aggravant, la création des Communautés de communes. Non seulement les communes n’ont jamais baissé leurs impôts en dépit des transferts de charge à ces nouveaux EPCI (Etablissements de Coopération Intercommunale), mais une nouvelle colonne a été ajoutée sur notre avertissement fiscal … Nous avons donc perdu sur les deux tableaux. Contrairement à ses ambitions, la réforme n’a pas été source d’économies mais au contraire génératrice de charges nouvelles …

 

Ainsi, partant d’un endettement nul puisqu’elles venaient d’être créées, ces Communautés de communes se sont aujourd’hui endettées, en un temps record, à un niveau insupportable. Elles sont intervenues partout, dans tous les domaines, recrutant à tour de bras, pensant naïvement que les arbres poussaient jusqu’au ciel, que l’Etat incarnait une sorte de droit de tirage illimité. C’est terminé, l’implacable exigence financière a repris le dessus, les imprudents assumeront leurs mauvais choix.

 

La libre administration des collectivités locales, garantie constitutionnellement, ne laisse à l’Etat qu’une seule marge de manoeuvre pour les ramener à plus de réalisme, réduire ses aides, nous y sommes. J’avais fait ce pronostic, vous le retrouverez sans difficulté sur mon blog.

 

Beaucoup plus pragmatiquement je sais ce qui va «calmer» nos baronnets locaux : l’impossibilité d’augmenter davantage la fiscalité locale. Il suffit de tendre l’oreille pour être convaincu que le citoyen se rebelle, que le contribuable, et surtout le plus modeste n’en peut plus. Les élus le savent, et ce n’est pas à deux ans des prochaines municipales qu’ils vont risquer de faire déborder le vase en présentant la facture de leurs frasques …

 

Ils nous auront tout fait, allant jusqu’à nous exposer à des emprunts toxiques pour tenter, un instant, de masquer la facture.

 

Pour avoir recruté massivement, pour avoir investi sans aucune étude sérieuse dans des missions financièrement aventureuses, beaucoup de collectivités locales confrontées à l’asphyxie du contribuable et au retrait d’un Etat qui tente de trouver des économies, sont, pour la première fois de leur histoire, contraintes de réduire la voilure, de prendre des mesures fort contestables.

 

Nous venons de le vérifier en Volvestre avec ce que monsieur Hellé appelle pudiquement «l’optimisation» du ramassage des ordures ménagères. Mais, que je sache, c’était pourtant la première mission de la Communauté de communes … Bien sûr, il est plus facile d’utiliser cette compétence intercommunale «vache à lait fiscale» comme variable d’ajustement plutôt que de fermer les crèches un jour ou deux par semaine … C’est évident puisque la construction des crèches constituait, selon monsieur Hellé, une «décision politique» alors que le ramassage des ordures ménagères n’est qu’une  incontournable mission de Service public.

 

Vu sous cet angle il a raison. Faisons les comptes extraits du dernier bulletin de la Communauté de communes qui vient de nous parvenir :

 

  135 enfants sont admis dans les crèches pour 66 employés,

                   20 000 habitants mobilisent 14 employés pour le ramassage des ordures ménagères …

 

                        Si c’est çà l’efficience du Service Public pour nos élus permettez moi de ne pas être d’accord et de le dire. Alors qu’aucun d’entre eux n’aurait misé un euro dans ce projet de crèches atomisé, tous ont sombré dans cette inconscience collective. Conséquence naturelle du pouvoir irresponsable ? Ivresse des chiffres ? Soumission aux puissants ?

 

La création des Communautés de communes bonne dans son principe s’est rapidement révélée catastrophique en termes financiers. Pire encore, à entendre le Conseil d’Etat dans le recours Le Pen, les maires des petites communes y auraient perdu en autonomie.  Alors, dans cette logique, pourquoi ne pas supprimer tous ces petites communes inutiles plutôt que d’inviter à la table des grands des élus sans pouvoir réel ? Au moins la France ne ressemblerait plus à une fort coûteuse armée mexicaine rémunérée à grands coûts d’indemnités.

 

En annonçant dans la Dépêche du Midi qu’il ne serait pas candidat à sa propre succession monsieur Hellé nous plonge dans une sinistrose absolue. Comment allons nous pouvoir remplacer un tel visionnaire capable d’anticiper la passivité des habitants du Volvestre face à un matraquage fiscal sans précédent conséquence de mauvais choix, à une détérioration constante du service rendu aux habitants sur lequel a été vendue la création de la Communauté de communes ?

 

Je plains très sincèrement son successeur !!! Rassurons nous, il y aura des candidats qui sauront parfaitement promettre ce qu’ils savent parfaitement ne pas pouvoir tenir.

 

Français vous n’avez encore rien vu et ce n’est pas en me traitant de Cassandre qu’on me démontrera que tout va pour le mieux.  

 

 

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 22:04

 

                                   Si j’ai bien compris certains amis, la fréquence de ramassage des ordures ménagères va être divisée par deux en milieu urbain. Ainsi, alors que les taxes et impôts communautaires ont explosé depuis quatre ans, nous allons avoir droit, maintenant, au «service minimum» Il est vrai que plumés comme nous le sommes il ne reste plus grand chose à prélever pour augmenter les recettes. Le temps des vaches maigres est venu … la traque aux dépenses est ouverte.  

 

                                   Nous avons d’abord eu droit au « plus nous trions et plus nous payons ». L’heure est aujourd’hui venue pour le « plus nous payons et moins nous avons »…

 

                                   La réduction du nombre de ramassages ne peut trouver sa justification que dans un objectif louable de réduction des coûts, donc de la facturation du service fait. Tel n’est pas le cas. Il n’existe absolument aucun corollaire entre le montant qui nous est facturé et le service rendu. Les contorsions de nos élus pour tenter d’expliquer l’inexplicable n’y changeront rien, nous allons devoir payer longtemps les investissements périlleux. Les lecteurs de mon blog retrouveront mes prédictions de 2007 sur l’avenir de nos finances locales. Alors qu’à l’époque il était encore temps d’éviter les mauvais choix, nos élus ont décidé le contraire en augmentant encore l’allure, en nous endettant toujours plus. La France connaît une crise sans précédent, les collectivités territoriales vont  donc devoir assumer, seules,  leurs décisions. Nous allons avoir droit à la double peine : participer au redressement national mais aussi à celui des collectivités locales dont certaines, encore plus aventureuses, doivent avaler en outre les emprunts toxiques.

 

                                   La Communauté de communes crée il y a quinze ans répondait à un objectif simple : mutualiser les moyens pour moderniser, à moindre coût, la facture du ramassage et du traitement des ordures ménagères. Cette compétence était jugée prioritaire et mobilisatrice par les élus confrontés à l’augmentation exponentielle des déchets exigeant un traitement industriel. Pour financer ce service, la Communauté de communes avait décidé, immédiatement créée, de voter une fiscalité additionnelle à celle des communes membres en créant un nouvel impôt communautaire.

 

                                   Première remarque : la charge du service des ordures ménagères sortant de la mission de chaque commune, on aurait dû, à tout le moins, assister à une baisse mécanique de la part communale. Tel était l’esprit du législateur de l’époque. Or, aucune commune n’a baissé sa part fiscale engrangeant, comme un profit inespéré, ce transfert de compétence et le double financement de ce service …

 

C’est de bonne guerre mais intellectuellement malhonnête. Illustration de mon propos : lorsque la Région n’a plus eu le droit de lever l’impôt sur la taxe d’habitation en contrepartie de recettes nouvelles rétrocédées par l’Etat, le législateur pensait naïvement, une fois encore, que les ménages profiteraient de cet allègement. Tel n’a pas été le cas, et de très nombreuses communes, Carbonne par exemple, ont décidé de profiter de l’aubaine pour majorer d’autant le taux communal et engranger ainsi des recettes fiscales supplémentaires …

 

                                    Nouvelle tromperie sur la marchandise, deuxième mensonge.

 

                                   Preuve est ainsi faite qu’il est inutile pour un quelconque gouvernement de tenter de faire baisser les impôts locaux.

 

                                   Deuxième remarque : le service des ordures ménagères financé avec nos impôts locaux était donc, chaque année, voté en équilibre. Toute nouvelle taxe, comme la funeste taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) devait logiquement s’accompagner d’une réduction de même montant des autres impôts (Foncier, Taxe d’Habitation…) pour arriver, in fine, à un solde nul. Une fois de plus c’était un doux rêve, double peine : création de la nouvelle taxe et augmentation scandaleuse des autres...

 

                                   Nouvelle mystification : l’année de la création totalement frelatée de la TEOM nos impôts ont explosé, l’année suivante nous avons subi un matraquage historique en règle (plus 20% sur la TH, plus 100% sur la taxe foncière). Notre maire, vice président de la Communauté de communes n’y est pas étranger, nos Conseillers municipaux non plus, ne l’oublions jamais. En tentant de démontrer le contraire ils ne feraient qu’avouer leur insuffisance. Le moment venu il conviendra de leur rappeler cette évidence mais aussi leur soutien obstiné à d’autres décisions affligeantes.

 

                                   Très chères ordures, à ce prix de facturation deux ramassages quotidiens pourraient nous être offerts …

 

                                   L’explication de ce scandale financier est évidente : elle s’explique par le pharaonique projet de crèches, par le recrutement massif de personnel, par les travaux du Palais communautaire, par la prise en charge de nouvelles compétences.

 

                                Un exemple vécu, la Communauté s’engage maintenant dans le tourisme… Or il existe déjà un Comité départemental du tourisme, un Comité régional du tourisme, un office du tourisme à Carbonne. Quel élu coupable d’avoir voté ces doublons peut s’opposer à la fusion des collectivités ? Est-ce bien sérieux ?

 

                                   Je n’ai cessé de l’affirmer, le projet des crèches totalement incohérent et ruineux explique le matraquage fiscal et la recherche d’économies sur le ramassage des déchets. C’est simple : les crèches accueillent 130 enfants, le ramassage des ordures concerne plus de 20 000 habitants !!!

 

                                   C’est ça monsieur le Président votre conception d’une gestion de gauche ? C’est ça la conséquence d’une décision déclarée «politique» en plein Conseil communautaire de janvier 2008 ? Nous voilà bien partis aujourd’hui avec vos décisions à la «con» dictées par un dogmatisme qui a conduit notre pays à la ruine.

 

                                   Non monsieur, contrairement à vos amis politiques je ne vous vois surtout pas comme un homme de Gauche. La Gauche c’est tout sauf la démagogie et le mépris des plus faibles financièrement asphyxiés par vos impôts et vos taxes.

 

                                   Le citoyen contribuable habitué aux frasques de nos élus, peu enclin à «se prendre la tête» et convaincu que les choses ont toujours été ainsi ne semble pas choqué par ces pratiques. Pourtant, si notre pays est aujourd’hui dans une situation financière aussi catastrophique il n’y a pas besoin de chercher bien loin pour trouver des exemples de gaspillage de l’argent public, donc de nos impôts et de notre pouvoir d’achat.

           

                                   En 2014, lors des prochaines élections, non seulement les choses n’iront pas mieux, elles seront probablement bien pires, les français seront très fâchés. Un espoir peut être de bouter dehors tous ces inaltérables incompétents ?

 

                                   Tout comme notre pays notre territoire a besoin d’acteurs nouveaux capables, eux, de dire au citoyen l’exacte vérité, d’accepter des propositions différentes.

 

                                   Tel est l’objectif de mon blog, ne vous en déplaise. Vous les élus je ne vous lâcherai jamais jusqu’à la prochaine échéance électorale. J’en avais fait la promesse et j’entends bien m’y tenir.

 

                                   Le citoyen a le droit d’entendre une autre vérité, son devoir est de la faire circuler, de la commenter, de la critiquer mais, au moins, de nourrir le débat démocratique que vous nous refusez drapés dans votre sentiment d’appartenir à l’élite. C’est çà la démocratie de proximité à laquelle vous n’entendez manifestement rien et dont la seule idée vous indigne.

 

                                   La France change, les électeurs aussi, les esprits s’éveillent, la révolte gronde. Vous avez décidé de vivre dans votre vieux monde de chimères, dans ce système indécent qui a conduit le pays à la ruine et le citoyen à douter de tout ce que vous écrivez, de tout ce que vous dites.   

 

                                 Esope, héros de La Fontaine, déclarait au VII° siècle avant J.C «  les menteurs ne gagnent qu’une chose, c’est de ne pas être crus même lorsqu’ils disent la vérité"

 

                            En fait rien n’a changé.

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 21:04

                       

                        Nous venons de recevoir dans nos boîtes à lettres un dépliant tiré sur papier glacé de la Communauté de communes nous informant des nouvelles dates de ramassage des ordures ménagères.

 

                        Dans ce dépliant, et de manière délibérée, le Président a réalisé une nouvelle mystification en écrivant que la TEOM ne représentait que 66% des coûts de gestion nous préparant ainsi à une nouvelle augmentation de cette taxe.

 

                        Ce mensonge, même répété, ne deviendra jamais une vérité : les ordures ménagères étant financées, depuis la création de la Communauté par nos impôts, la TEOM a servi à toute autre chose et notamment à financer les crèches ou vos excès d’impéritie. Il est donc malhonnête de comparer des chiffres totalement étrangers.

 

                        Joseph Goebbels disait « plus le mensonge est gros, plus il passe »

 

                        Monsieur Hellé vous ne mentirez pas impunément, je ne vous le permettrai jamais. Utiliser nos impôts pour imprimer des mensonges est indigne et proprement scandaleux.

 

                        Je trouve tout ceci lamentable, attristant pour la démocratie locale, injurieux pour le citoyen capable de discerner vos subterfuges comptables.

 

                        Non, la TEOM n’a rien à voir avec le coût des ordures ménagères, elle n’a été que le dernier expédient démagogique de financer vos imprudences.

 

                        Je suis d’ailleurs surpris qu’aucun élu ne s’élève contre votre présentation mensongère de la réalité, à croire qu’ils sont tous complices ou, plus clairement, qu’ils n’ont rien compris à vos embrouilles …

 

                        Bien entendu, si j’ai tort n’hésitez pas à le démontrer, mon blog vous est ouvert.

 

                        Jusqu’à preuve du contraire vous avez une nouvelle fois raconté des histoires abracadabrantesques … .

                       

                        Tout ceci est bien triste et révoltant.

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 19:44

      

                          La réforme sur les retraites imposée par les traders et les agences de notation n’aura donc pas suffit. Notre triple A qui conditionne le niveau des taux d’intérêts de nos emprunts d’Etat risque d’être dégradé. Il faut continuer à donner des gages de bonne volonté à nos créanciers. En fait ce ne sont plus les hommes politiques qui gouvernent mais les marchés financiers qui dictent leurs conditions, à force d’emprunter nous sommes devenus les otages de la Finance internationale.

 

La meilleure preuve est constituée par le énième Plan Fillon construit à la hâte en pleine période de vacances. Il est vrai que dans notre pays les mauvaises nouvelles tombent le plus souvent l’été au moment où, tous nus et tout bronzés le niveau de notre compte en banque est devenu temporairement sans intérêt.

 

                        Premier tour de vis qui ne va rien résoudre, j’ai beau chercher, aucun économiste sérieux ne crédite ce plan de pertinent. Dans cette politique à la gribouille qui consiste à changer sans cesse les règles fiscales nous n’avons pas entendu notre omniprésident qui, choisissant de prendre une stature d’homme d’Etat, laisse l’intendance à ses collaborateurs. Le chômage ayant atteint un niveau historique, il ne fait pas bon tenir un discours optimiste devant les médias. Les temps sont durs, le message d’espoir ne passe plus.

 

                        Une fois de plus ce Plan s’est focalisé sur le mauvais réflexe, celui du recours systématique à l’impôt et aux taxes ignorant l’autre solution consistant, pour l’Etat, à faire des économies. Seuls les français réduiront la voilure. Je viens d’entendre ce matin que les étudiants allaient percevoir un mois supplémentaire de bourse. Si ce n’est pas scandaleux il faudra nous prouver, faute de nous démontrer qu’une réduction de dépense a été faite ailleurs, que cette décision ne participe pas directement au déficit budgétaire que Fillon cherche précisément à combattre. Comprendra qui pourra.

           

                        C’est ainsi, l’Etat français continuera donc de mener grand train de vie, la folle idée de Borloo de réduire les indemnités des dirigeants déjà oubliée. La classe politique peut dormir tranquille, elle continuera à bénéficier d’un système prébendier qui le coupe définitivement de sa base.

 

                        Demander un effort aux Parlementaires, aux ministres, à la Haute Fonction publique ? Faut pas déconner… commençons par le Peuple, il est docile et beaucoup plus nombreux.

 

                        En lisant le numéro 59 du bulletin d’informations de la Communauté de communes, que chacun à reçu, démonstration est faite que notre pays, droite ou gauche au pouvoir est indubitablement géré de la même manière.

 

                        Page 4 de ce bulletin je cite : « l’analyse financière rétrospective  montre qu’entre 2005 et 2009 les recettes de la collectivité ont augmenté de 67 % (soit plus de 15% par an) alors que sur la même période les dépenses ont augmenté de 136%. Une hausse fiscale a donc été nécessaire afin que les recettes restent supérieures aux dépenses»  

 

C’est vous monsieur Hellé qui signez cet article inepte, pas moi. Même 36 années de pouvoir absolu n’excusent pas une telle farce. Une fois de plus je vous conseille de vous entourer de meilleurs communicants et de confier nos finances communautaires à un homme compétent. Tout citoyen normalement câblé y verra une insulte au bon sens populaire.  

 

                        Vous êtes décidément incorrigible, plus vous écrivez et plus vous prêtez le flanc à la critique.

 

Ø      Une analyse prospective aurait été préférable, elle aurait permis de mieux maîtriser les coûts en sachant que, chaque année, les recettes seraient inférieures aux dépenses ou, si vous êtes encore capable de faire la différence, que les dépenses seraient supérieures aux recettes... C’est ainsi que procèdent les élus sérieux, eux tentent d’anticiper et pas simplement de constater. Vous, nos élus communautaires, vous faites les comptes quand il est trop tard. Quatre années de dérives budgétaires c’est long avant de réagir. Certes, ce n’est pas le député en charge des finances communautaires qui pourra s’en émouvoir trop habitué à voter, la gauche au pouvoir, un budget national en déséquilibre sans oublier pour autant de dénoncer avec véhémence la droite quand elle se livre aux mêmes pratiques… C’est çà être de gauche ?

 

 

Oser avouer une «dérive» de près de 25% par an des dépenses de fonctionnement alors que le citoyen n’a enregistré, au mieux, que 8% d’augmentation sur son bulletin de paie ou sa pension c’est hallucinant. Ce n’est plus du Volvestre dont nous parlons mais d’un émirat regorgeant de pétro dollars …

 

                        Vous élus, en mal de réalisation et d’éternelle réélection vous vous acharnez sur le contribuable, vous l’avez fait dès votre réélection assurée. Il est vrai qu’il aurait été du plus mauvais gôut de réduire les dépenses ou d’augmenter les recettes juste avant votre réélection. C’est pourtant ce qu’il fallait faire. Mieux,  vous l’avouez explicitement dans votre bulletin, vous n’anticipez rien, vous vous contentez, au mieux, de dresser un bilan de vos erreurs passées. Vous êtes, je me répète de piètres gestionnaires mais, surtout, des politicards ignominieux.

 

                        J’étais présent monsieur Hellé, un soir de novembre 2007 lorsque vous avez osé déclarer en séance publique à propos des crèches : « ça coûtera ce que ça coûtera, c’est une décision politique ! » Voilà où nous conduisent vos décisions politiques, une augmentation de 150% de la fiscalité en deux ans. Plutôt que d’avoir honte de vos mauvais choix vous préférez nous vendre vos choix démagogiques.

 

                        Ce qui est rassurant c’est que,  que nous rapprochant de la période électorale à venir vous allez mettre la «pédale douce» avant de nous en coller une nouvelle couche le moment venu. Miser sur l’oubli est un mauvais calcul, nous saurons vous rappeler, le moment venu, vos funestes pratiques. Il existe enfin dans notre Volvestre des citoyens courageux, capables de dénoncer vos pratiques blâmables. Vous ou vos fils putatifs en feront les frais. Comptez sur nous.

 

                        En fait, en écrivant fort ingénument de telles absurdités vous devez, sans doute, vous considérer comme inamovibles, indiscutables et incontournables, en un mot inoxydables...  vous avez tort, le Peuple souffre, il ne croit plus en ses représentants. Jamais je n’aurais eu l’audace ou la «connerie» d’écrire ce genre d’aveu de pitoyable gestion. Oser écrire qu’on a retrouvé, après ce matraquage fiscal scandaleux une épargne positive c’est avouer avoir vécu quatre années dans «le rouge» par pure démagogie, par peur de la sanction électorale de 2008. Vous nous avez bien bernés en 2008, nous saurons en tirer les leçons en 2014 !

 

                        Bien entendu vous pourrez toujours tenter de nous raconter que toutes les dépenses étaient obligatoires, toutes incontournables. Dans ce cas restons en là,  mais interdiction vous est faite de prétendre  à l’avenir «Que gouverner c’est prévoir»

 

                        Montrez localement l’exemple de votre engagement à gauche, votre solidarité avec les chômeurs, les accidentés de la vie, abandonnez vos indemnités, vous y gagnerez en crédibilité. A votre place il y a longtemps que ce serait acté ! Vous pouvez aussi aller vous occuper bénévolement aux restos du cœur, au moins vous servirez à quelque chose !

 

                        Finalement toutes ces folles pratiques sont bien à l’image de notre pays. L’Etat géré par la droite est en faillite, la Communauté de communes gérée par la gauche duplique ses méthodes de gestion douteuses consistant à dépenser plus qu’on ne gagne et à assassiner in fine le contribuable. A tenter à grands frais de faire rêver un Peuple qui, avec votre complicité, peut, un temps encore, vivre utopiquement au dessus de ses moyens.

 

                        J’aimerai tant être votre contradicteur dans une séance publique, il me suffirait de me référer à vos écrits pour vous mettre en grande difficulté. Certes, il vous est plus facile de «verrouiller» les réunions communautaires, mais n’oubliez jamais « Qu’à vaincre sans péril on triomphe sans gloire»

 

                        Ce débat public je vous l’ai déjà proposé, mon offre tient toujours, à vous, du haut de votre Olympe de l’organiser. Pour moi monsieur Hellé vous n’êtes qu’un fossoyeur de la démocratie locale, vous et vos affidés.

 

                        Si nous ne changeons pas nos mauvaises habitudes tout le système va s’effondrer, c’est la seule chose dont je sois certain et, qui, au surplus, est facile à démontrer.

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 17:02

 

                          Je viens d’apprendre que monsieur Berlureau, Directeur Général des services de la Communauté de communes, serait sur le départ. Alors qu’il semblait s’être installé pour une longue période dans notre Volvestre, ce monsieur migrerait, brutalement, vers une autre destination. Une telle information n’est pas anecdotique. Le Directeur Général de la Communauté de communes est un personnage central de la vie locale. Collaborateur privilégié du Président, il a, pour mission, de diriger les services, de conseiller les élus, de mettre en application les décisions prises, et, surtout, d’en anticiper les éventuelles conséquences. C’est, en quelque sorte, l’architecte de notre avenir, celui qui fait les calculs de résistance des fondations communautaires. Si ses calculs sont inexacts c’est l’effondrement assuré, les projets financièrement déséquilibrés engendrant un besoin fiscal non maîtrisé. C’est très exactement ce que nous vivons. La situation financière de la Communauté de communes qui a plus que doublé l’impôt foncier en deux ans est, à l’évidence, fâcheuse, le fait est patent. Ainsi, monsieur Berlureau quitte le navire au moment où il devrait mobiliser toute son énergie à son sauvetage.

 

Notons encore que le poste stratégique de monsieur Berlureau n’est accompagné d’aucune responsabilité. Il s’en va nous laissant la facture de ses prévisions manifestent optimistes. Comment expliquer une telle situation si ce n’est en tentant de comprendre le fonctionnement de la Communauté.  

 

 Qui chez nos élus est capable de maîtriser un droit budgétaire de plus en plus complexe ? Qui chez nos élus est rompu au subtil exercice de dénouer le fil d’Ariane de budgets annexes étroitement imbriqués donc interdépendants ? Qui chez nos élus peut disposer à la fois de la compétence et du temps nécessaires pour anticiper l’impact financier de toutes les modifications législatives qui ne cessent de se succéder ? Qui chez nos élus est capable d’affirmer de bonne foi avoir voté un budget dont il maîtrise toutes les finesses ? Qui chez nos élus peut dédier 35 heures par semaine à la Communauté de communes ? Aucun, sauf le Directeur Général, car c’est son «métier». Ce n’est pas monsieur Lemasle, responsable des finances communautaires qui prétendra le contraire : député, conseiller général, membre de la Commission des finances, de la défense, de l’économie sociale, de la sécurité routière, de l’amitié avec le Tibet … conseiller municipal et, probablement, président de structures locales. Peut il prétendre dominer les arcanes de trois plans comptables différents ?  Non, même pour un surhomme, 24 heures par jour sont largement insuffisantes pour exercer correctement tous ces mandats. N’est ce pas le Parti Socialiste auquel appartient notre «spécialiste des finances communautaires» qui a timidement proposé la fin du cumul des mandats ?

 

Voilà le résultat calamiteux du cumul des mandats : une confiance déléguée à un homme NON ELU qui peut, du jour au lendemain, nous laisser «son» héritage et partir sans rendre de comptes. Qui construit cette technocratie locale si ce n’est l’homme politique avide de mandats ? Qui paie ces inepties ? Toujours le même : le contribuable.

 

                        Le départ de monsieur Berlureau n’est donc pas d’un fait anodin. Il marque un tournant dans la vie de notre Communauté à un moment particulièrement délicat où on joue avec nos impôts, dans la grande turbulence créée par la suppression de la Taxe Professionnelle et la réforme des collectivités territoriales. Changer de Directeur Général n’est pas sans poser d’interrogations. Son successeur, quelles que soient ses compétences, va mettre plusieurs mois pour découvrir son nouvel univers. Il va prendre ses fonctions au moment le plus délicat de l’année, celui où va se voter le budget 2011 qui va conditionner le niveau de nos impôts. Pour avoir assisté au vote du budget de la Communauté de communes, j’ai toujours été choqué par le fait que ce soit monsieur Berlureau qui présente le budget et réponde aux questions. C’était le rôle du Président, pas celui du technicien …

 

Nul ne saura quelle est la part de volonté de monsieur Berlureau dans le choix de partir, car c’est bien lui qui a décidé de partir, son statut le rendant pratiquement inamovible. Promotion ? Regroupement familial ? Mal être ? Volonté de changement ? Victime du syndrome des graphiques qui font plaisir au chef ? Le droit imprescriptible à la vie privée de monsieur Berlureau n’est pas contestable, mais, rémunéré avec nos impôts, nous devons, à minima, savoir si ce départ ne se justifie que par des considérations purement personnelles dont nous n’avons pas à connaître le détail. Voilà ma conception de la démocratie locale : respect de la vie privé et transparence dans la gestion publique. Il suffit pour cela d’une simple ligne dans le luxueux bulletin communautaire.

 

J’ai rencontré monsieur Berlureau début novembre 2007, dans son bureau, pour lui faire part de mes très sérieuses inquiétudes sur l’extension de compétences financièrement hasardeuses qui ne pouvait que conduire à de graves difficultés. Cette situation est largement vérifiée aujourd’hui. Manifestement assuré du soutien du Président, il m’avait alors affirmé sa détermination d’aller toujours de l’avant, sûr de lui, méprisant chacun de mes arguments financiers, invoquant le besoin social  … Je ne suis pas certain qu’il me tiendrait aujourd’hui le même discours confronté aux dures réalités de gestion de projets bâtis sur des hypothèses fantaisistes. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Président qui l’écrit imprudemment dans le dernier bulletin communautaire.

 

Je ne conteste pas les besoins, épiphénomènes de notre «modèle social» dont le prix à payer devient de plus en plus insupportable. Inutile de chercher bien loin pour en trouver de nouveaux : prise en charge des besoins et de la mobilité d’une population vieillissante, revitalisation du commerce local, lutte contre la désertification de la couverture médicale et j’en passe …

 

Si l’organe crée la fonction alors il n’y a plus de limites, il suffit de voter éternellement l’impôt à hauteur des besoins.

 

Nos élus perçoivent ils vraiment la détresse de ces gens modestes qui vivent chichement et de plus en plus mal ? Ont-ils conscience des difficultés de notre jeune population confrontée au chômage et aux fins de mois de plus en plus difficiles ?

 

Même Berlureau parti les problèmes demeurent et puis, même si ce monsieur a pris une part prépondérante dans les décisions de la Communauté de communes, ce sont quand même nos élus qui ont voté toutes les décisions. Le départ de ce monsieur n’intervient certes pas à un moment propice mais, même gravement mis en cause par les résultats, monsieur Berlureau ne saurait pour autant être considéré comme le seul responsable de tous nos maux. Ce sont les élus, et eux seuls, qui ont décidé de tout. A eux la responsabilité finale.

 

Ces élus savent que l’impôt  est impopulaire au point de ne jamais les augmenter l’année des élections. C’est Jacques Chirac qui déclarait : «On fait les cadeaux avant les élections et on décide les impôts tout de suite après» Drôle non ?

 

En dix ans, et en dépit d’une politique fiscale sévère, la Communauté a épuisé sa capacité d’autofinancement, ce qui signifie que, désormais, toute nouvelle dépense sera financée par l’emprunt, donc par un nouvel impôt. Il faut de toute urgence réduire les frais généraux, trouver une nouvelle forme de gestion des crèches, arrêter tout recrutement. Ne pas le faire c’est continuer la fuite en avant, c’est se placer en situation d’avoir à toujours inventer de nouvelles recettes fiscales ….

 

Il y a fort à parier que, demain, placés devant de nouvelles contraintes nos élus tenteront de botter en touche désignant un nouveau coupable, mais, ils ne tromperont personne pour avoir déjà trop tiré sur la ficelle … Aucune explication n’arrivera à convaincre le contribuable. Trop c’est trop, la pilule de la TEOM n’est jours pas digérée, qu’ils n’essaient pas  de nous faire avaler une nouvelle potion sous un prétexte ou un autre !!!

 

A force d’excès, de dérives budgétaires inadmissibles, de recrutements massifs et d’investissements de confort, les collectivités locales, mises à l’index par la Cour des comptes, ont fini par récolter le fruit de leurs dérives, l’Etat ne les accompagnera plus dans leurs excès. A qui la faute ?

 

Le citoyen désabusé est devenu méfiant, le contribuable égorgé exprime publiquement sa révolte. Voyez ce qui se passe chez nos voisins de Peyssies. Au moins un élu du Volvestre affiche ses convictions. C’est courageux. Nul doute que demain la fronde se développera car la note à payer va être lourde et les élus des petites communes las d’être associés à cette gestion incohérente.

 

J’attends avec curiosité le vote du budget 2011, et je passerai, à coup sûr, quelques excellentes soirées dans la salle du Conseil communautaire …

 

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  • Gérard Facon
  •  Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor.
 Trésorier Principal du Trésor Public  honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.
  • Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor. Trésorier Principal du Trésor Public honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.

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