Partager l'article ! Rien n’est jamais joué si l’on se refuse à subir:   ...
Vous êtes de plus en plus nombreux à consulter et à vous exprimer sur ce blog. Vous le faites avec conviction, mais aussi beaucoup de mesure et d’intelligence citoyenne. Le «mal français» est profond, le fossé entre électeurs et élus ne cesse de se creuser. Vos commentaires le démontrent. Le cumul des mandats est insupportable pour tous. Ce sentiment transcende les traditionnels clivages politiques. Les français ont besoin de respiration démocratique, d’un paysage politique rénové. Député un ou plusieurs mandats, puis excursion au Sénat, puis retour à l’Assemblée, c’est le traditionnel jeu de chaises musicales de nos professionnels de la politique … Nos Elus pourraient utilement imaginer un site «interne» de petites annonces du genre «Echange siège de député dans circonscription facile contre siège de sénateur gagné d’avance…» La dictature des partis est admirable : si vous voulez l’investiture obéissez. Les politologues l’affirment : le résultat des élections nationales est connu d’avance dans 45% des circonscriptions. Il suffit de porter la bonne casaque pour être élu, il convient donc de la gagner par une fidélité sans faille au Parti hégémonique dans la circonscription convoitée. Que représentent aujourd’hui, en nombre, les militants politiques qui désignent les candidats de leur parti ?
Pour éviter ce type de situation il faut limiter drastiquement les mandats en nombre et en durée. Voilà le combat qu’il faut conduire. En se contentant de limiter le nombre de sièges détenus sans référence à la durée, la joyeuse farandole continuera éternellement. Nous retrouverons toujours les mêmes au pouvoir dans un rôle ou dans un autre.
Le cumul des mandats gangrène notre démocratie. Constamment préoccupés par leur réélection, les élus, sont toujours obsédés par l’impact électoral de leurs décisions, rarement par ce qui pourrait être bon pour notre pays. Tous, sans exception, savent que nous allons mourir économiquement, asphyxiés par une dette abyssale, mais tous votent sans broncher les aides structurelles. Que penser des cadeaux fiscaux ? De la baisse de la TVA dans la restauration qui coûte plus de deux milliards d’euros alors que le budget 2010 est une catastrophe nationale ? Qu’importe, jetons l’argent par les fenêtres, formulons des promesses qui rendent les fous joyeux.
A gauche il est de bon ton de fustiger le bouclier fiscal, à droite de tenter d’aller chercher des voix par des mesures adaptées. Mais, quand il s’agit de réformer les collectivités locales et de réduire le nombre d’élus la grande réconciliation opère. Identité nationale ou refus du changement chez ceux qui gouvernent ?
En revendiquant la nécessité de détenir un mandat local pour mieux «sentir» la base, en tentant d’expliquer qu’il faut de l’expérience pour exercer leur mandat, nos Elus outragent les nombreux talents qui ne peuvent s’exprimer. Ils confondent, avec une certaine habileté, années d’ancienneté et années de vétusté. Qu’ils commencent par faire preuve d’un peu plus d’assiduité sur les bancs des assemblées pour prétendre, comme le simple citoyen, être payés quand ils exercent effectivement leur métier … Devenus assistantes sociales sans mandat, nos chers Elus préfèrent labourer leur circonscription que de faire leur métier : légiférer et contrôler l’exécutif. Il est vrai qu’il est électoralement plus payant et plus facile de rendre un service à un électeur que d’intervenir dans l’hémicycle. Dans cette caricature de démocratie ils se disent tous débordés de travail et, alors qu’ils ne cessent de la critiquer, ils installent une technocratie sans légitimité chargée de gérer les affaires courantes. Ils dénoncent des Lois ignorées faute de décret d’application, des votes par erreur de bouton, quelle pagaille pensent à juste titre les français ….
Que penser encore de cette «coterie» de ministres et de parlementaires capables de soutenir mordicus le Président dans l’affaire de son fils puis de se déclarer «soulagés» de sa décision de repli ? Qui change de sens, le vent ou la girouette ? Que penser de ce débat sur l’identité française ? Certes, le débat est intéressant mais, habitués aux manœuvres politiciennes, les français, s’ils en approuvent le principe, se méfient de son exploitation médiatique. Voilà où nous ont conduits nos «professionnels de la politique», contraindre les français à se méfier de tout. Que peut être l’identité d’un pays si le pouvoir est confisqué par quelques milliers d’élus largement inspirés par les puissants lobbys ? Où sont leurs convictions quand elles ne cessent de changer en fonction des derniers résultats électoraux ? Que peuvent faire côte à côte Rocard et Juppé ennemis politiques irréductibles dans une réflexion commune sur un grand emprunt national ? Sur la taxe carbone proposée par un ancien Premier ministre socialiste chargé de travailler pour un Président de droite ? Ont-ils à ce point besoin d’exister ? Se considèrent ils comme incontournables eux qui ont conduit notre pays là où il est ?
Le combat contre les inégalités, les injustices, les affronts constants à notre démocratie ne va pas être facile. Les français souffrent, nos Elus le savent et sont forcés de l’avouer tant les exemples sont évidents. Mais que font ils pour partager la misère ? Rien, ils parlent, annonçant toujours des jours meilleurs, amusant la galerie par des faits divers sans importance pour notre avenir, dénonçant le mauvais esprit des médias …
Les élus trustent tous les moyens de communication, tous les moyens de distribution, ceci avec le produit de nos impôts. Le blog constitue aujourd’hui notre seule arme de défense pour dénoncer leurs errements. Tous les français ne sont pas encore des internautes, c’est dommage, et il y a fort à parier que nos élus n’ayant pas identifié plus tôt les ravages de ce nouvel outil déplorent aujourd’hui son existence. A nous d’en profiter avant d’être bâillonnés !!! A la moindre opportunité ils n’hésiteront pas.
Nos Elus sont gênés, pour ne pas dire plus, par ces blogs qui fleurissent. Ils tentent de les faire fermer, ils jouent de l’intimidation, et vont parfois jusqu’à la plainte en diffamation. La justice, en toute indépendance, les déboute le plus souvent, consciente, sans doute, du droit à la légitime défense du citoyen. Heureusement pour la démocratie que la Justice soit aussi pugnace dans la manifestation de son indépendance. C’est aujourd’hui le seul rempart qui nous reste dans cette concentration des pouvoirs. Nous Lafittois, prochaines victimes d’une agression caractérisée contre notre environnement nous vérifions le pouvoir de VEOLIA dont le PDG monsieur Proglio est aussi numéro 1 d’EDF. Expliquant la collusion entre le politique et le grand capital Marianne titre « Véolia, la pouponnière des élus sans mandat ». Nous aurons donc notre dépôt de déchets dangereux, les élus s’étant bien gardés de nous défendre. Le grand capital est passé, aux citoyens les maladies, aux actionnaires les dividendes.
Tous nos représentants viennent de découvrir que loin d’être anémiée par la crise, la société civile, lassée de cette politique de gribouille demande des comptes. La légitimité d’une élection dépasse aujourd’hui le traditionnel bilan de mandat qui arrangeait tant les politiques. Aujourd’hui c’est au quotidien que les comptes doivent être rendus, les décisions expliquées, les choix argumentés.
Certes messieurs les Elus, c’est «très embêtant pour vous» mais il va falloir vous y faire. L’information circule vite, les compétences sont partagées, les indignations contagieuses, les refus fédérés. Aujourd’hui la vie politique c’est du direct.
Voilà pourquoi nous devons tous ensemble faire vivre ce blog, voilà pourquoi nous devons le faire connaître autour de nous. Plus nombreux nous serons encore plus forts.
Gardons en mémoire la parole de Billy Graham «Le courage est contagieux» et internet un formidable outil de contagion.