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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 19:58

Plus d’un village sur deux dans la France d’aujourd’hui n’a pas de boulangerie, de charcuterie, de pharmacie, de médecin, de classe maternelle, de banque, de poste etc...

Le nôtre fait malheureusement partie du lot.


Tout ceci s’expliquerait pour certains par l’exode rural, maladie du XIX  siècle qui aurait vidé nos campagnes… Même si la France a connu ce phénomène bien après les autres, celui-ci s’est accéléré entre 1954 et 1975 période au cours de laquelle la population rurale passe de 43% à 27% de la population totale.


Ce déclin démographique de l’espace rural accélère la dégradation de son activité économique. Dans un contexte marqué par une limitation croissante des dépenses publiques, certains services sont de plus en plus difficiles à maintenir (écoles, postes perceptions, gendarmeries …) les commerces ferment. Seules résistent les inscriptions de façades nous rappelant qu’hier existait là une boulangerie, une charcuterie, une mercerie, un café restaurant …


Si l’exode peut expliquer la paupérisation du commerce rural on devrait logiquement, dans un contexte de croissance démographique, assister au phénomène inverse. Normalement quand la population revient les commerces reviennent. Alors que notre village comptait 426 habitants en 1968 et 1100 aujourd’hui il a, malgré tout, perdu tous ses commerces.


Pour d’autres la grande distribution a souvent mauvaise presse en France, et ce n'est pas injustifié : mal bouffe, disparition de la concurrence… Tels sont les maux de notre société auxquels elle est souvent associée. Pour autant, peut-on affirmer qu'elle est à l'origine de la disparition des commerces de proximité en milieu rural ? Non, je ne le crois pas. La grande distribution a certainement accéléré le phénomène mais n'en est pas à l'origine.

        Que pourrait-on faire pour remédier à cela?


        Voilà un vrai sujet de réflexion sur lequel les prétendants à la gouvernance locale devraient plancher. Ils devraient notamment s’intéresser au FISAC Fonds d'Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce


Son objectif : redynamiser le commerce et l’artisanat des centres de village grâce à des aides financières apportées aux communes et aux entreprises.


 Beaucoup de collectivités locales y ont fait appel, et, le plus souvent dans le cadre intercommunal. Voilà une compétence que pourrait prendre la Communauté de communes et qui profiterait, enfin, aux petites communes…


            Ceci serait par ailleurs parfaitement conforme à ses statuts qui prévoient que la Communauté de communes «a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité, en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace»


 Quand j’affirme que nos représentants à la Communauté de communes devront être forts je le démontre, car il est plus facile de laisser plumer fiscalement sa commune que d’imposer aux plus puissants une vraie solidarité. 

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Published by Gérard Facon - dans Commune
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  • : Créé par Gérard Facon
  • : La vie municipale et nationale examinée par un citoyen Lafittois.
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  • Gérard Facon
  •  Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor.
 Trésorier Principal du Trésor Public  honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.
  • Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor. Trésorier Principal du Trésor Public honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.

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