Partager l'article ! MOBILISATION GENERALE: ...
Décidément mon blog n’a pas le temps de refroidir. Nous venons de recevoir une lettre de l’association chargée de la défense de notre environnement nous invitant à manifester samedi à Muret. Nous devons y répondre nombreux, consacrer quelques heures de notre temps à notre avenir. Nous n’aurons plus beaucoup d’occasions de nous mobiliser avant la «décision finale». Pensez-y, demain il sera trop tard.
Si je suis effectivement membre de Lafitte-envi, je n’appartiens pas, en revanche, à ses instances dirigeantes, et, c’est fort modestement que je tente d’apporter, via mon blog, consulté hier encore par plusieurs dizaines d’internautes, ma contribution au combat contre l’émergence d’un projet que je qualifie publiquement de dangereux et de scélérat.
Dangereux à l’image de tous ces alchimistes de notre Planète qui, aujourd’hui, à Copenhague, réunis en catastrophe, versent des larmes de crocodile sur leurs erreurs passées. Tous ces fanatiques d’une croissance guidée par les seuls profits capitalistiques, n’hésitant pas à réduire à l’errance les «réfugiés du climat». Contraints aujourd’hui de faire, en quelque sorte, leur acte de contrition, forcés de reconnaître leur imprudence et leur aveuglement, ils ne trouvent qu’une réponse à leur gestion désastreuse, promettre d’injecter des milliards qu’ils ne possèdent pas pour sauver notre planète. Pour avoir vécu plusieurs années en Afrique centrale, cœur de notre éco système forestier, j’ai pu vérifier, sur place, les désastres de projets réputés sans danger.
Le projet EOVAL est dangereux pour faire, délibérément, l’impasse sur le «devoir de précaution» de ceux qui nous gouvernent, bafoué par d’hypothétiques et sordides considérations financières indignes d’un débat de cette dimension, faisant fi des risques à venir. Regardons cette jeunesse mobilisée à Copenhague, cette jeunesse qui constitue notre avenir et qui refuse ce fatalisme. Nous avons des enfants, tous pensent comme eux. Nous parents, contrairement aux élus, nous devons les assurer de notre sagesse. Nous ne devons prendre aucun risque, refuser le «Plus jamais ça» de nos voisins toulousains victimes d’AZF, privés de leur vie, meurtris dans leur chair, victimes d’un accident technologique déclaré hautement improbable, et pourtant ... Et pourtant, qui a oublié ce 21 septembre où, même à Lafitte Vigordane, nous avons entendu ces deux détonations de mort ? Qui a oublié ce matin d’automne où, accrochés à nos portables, nous cherchions désespérément à joindre nos proches pris dans le tourbillon d’un affolement général né d’un «accident technologique»
Ce projet est dangereux par sa seule existence, refusons le, comme nos voisins d’Auterive. Ce n’est pas le candidat d’Europe écologie, bourgmestre de Lacaugne qui, volant au secours de notre maire, nous traitant publiquement d’individualistes pourra nous confisquer notre pouvoir de citoyen, celui de décider librement de notre environnement. Restez sur vos terres madame, laissez les Lafittois s’occuper de la leur… En attendant une grande destinée que vous compromettez par vos propos, je vous conseille de vous en tenir à celle de vos 200 habitants. Même si, vous pouvez considérer que votre accession au poste de Vice-président de la Communauté de communes peut, à l’image d’un prisme déformant, vous autoriser à parler en notre nom, je vous en dénie le droit. Notre maire, comme vous, est, lui aussi, Vice président de la Communauté de communes, il n’a pas besoin de votre secours. Nous ne lui demandons qu’une chose, démontrer publiquement notre comportement d’individualistes, coupables de refuser ce «funeste projet» qu’il qualifie, sans le démontrer, «d’opportunité».
Tendez l’oreille madame, vous entendrez nos voisins partager massivement notre défiance. Demandez au maire de Salles sur Garonne ce qu’il pense de tout ceci.
Le projet EOVAL est démocratiquement scélérat car il n’a fait l’objet d’aucun débat démocratique … Il nous est imposé par une équipe municipale qui en avait soigneusement caché l’existence lors des élections municipales. Nous l’avons appris après, c’est révoltant. Jamais je n’accepterai un tel mépris pour la démocratie.
Nous refusons le transfert des nuisances de la métropole toulousaine qui ne nous invite jamais à la table des profits. Nous ne saurions supporter qu’une commune de son agglomération qui concentre une des plus fortes densités françaises de contribuables imposés à l’Impôt Sur la Fortune (Montastruc : voir la Dépêche du midi) nous transfère le traitement de ses déchets dangereux, tout cela parce que nous sommes pauvres, à la recherche de ressources fiscales ou parafiscales. La pollution ne saurait être la seule richesse des pauvres. Vous avez l’argent, gardez le égoïstement, mêmes pauvres nous refusons de brader notre environnement, c’est notre richesse et, à ce titre, nous y tenons, au risque de passer pour d’indécrottables individualistes. Nous vous permettons déjà de construire vos palaces avec nos gravières, restons en là, nous avons déjà largement fait preuve d’altruisme.
Mes déclarations n’engagent en rien les responsables de Lafitte-envi qui se battent avec conviction et qui forcent mon respect. Une grande majorité de Lafittoises et de Lafittois s’oppose à ce projet, en témoignent les résultats de la pétition qui circule. Je le répète, la seule vérité ne peut émerger que d’un scrutin populaire, un référendum local. Facile à organiser il livrera, dans le secret des urnes, la volonté de nos concitoyens, expression souveraine du Peuple. Elle s’imposera, dès lors à tous. Voilà ce qu’est à mes yeux la démocratie confrontée à un projet de cette envergure.
Si la population se prononce majoritairement pour le projet, je m’engage à cesser immédiatement mon combat. En revanche, si elle s’y oppose, sa volonté devra être scrupuleusement respectée, le projet définitivement abandonné. Bafouer cette expression populaire consisterait à ouvrir la boîte de Pandore, à exacerber plus encore les tensions qui rendent l’atmosphère de notre village irrespirable.
Si ce scrutin n’est pas organisé vous en prendrez la responsabilité.
Monsieur le maire, nous sommes excédés par votre suffisance affichée vous conduisant à déclarer, en toute imprudence, au mépris de résistances identifiées, que ce projet verra le jour. Votre arrogance est inacceptable, conduisant à faire des opposants à ce projet des «moutons enragés». Dépourvus de moyens nous restons motivés, et tout observateur neutre trouvera cette proposition de référendum municipal conforme à l’esprit d’une commune où les citoyens doivent s’exprimer sur un projet qu’ils jugent majoritairement dangereux et inutile.
Certes, vous avez été élu, mais, faut il le rappeler, les électeurs ne se sont prononcés que sur vos engagements de campagne et non sur ce projet opportunément dissimulé qui exige un vrai débat.
Un projet aussi mal fortifié par vos déclarations laconiques et péremptoires exige une consultation de votre population. Penser que votre élection vous autorise tous les écarts démocratiques n’est ni moral ni responsable. En passant, une fois de plus en force, vous prenez tous les risques pour votre avenir. Si ce choix ne regarde que vous il n’a pas pour autant le droit d’engager notre quotidien et l’avenir de nos enfants
A bon entendeur.
Samedi nous devons être nombreux, très nombreux pour attester de notre exigence : l’organisation d’un vrai scrutin démocratique sur ce projet. Chacun de vous, internaute, doit relayer ce message de bon sens.