Partager l'article ! A QUAND LA NUIT DU 4 AOUT ?: Pas de modernisation politique sans non cumul des mandats. Il y avait des raisons d’y c ...
Il y avait des raisons d’y croire. 2007-2008 : les programmes présidentiels, la Commission Balladur, tous étaient d’accord, la modernisation de nos institutions impliquait le non cumul des mandats. Juin 2008, en pleine loi de «modernisation», c’est l’omerta. «La France condamnée à l’immobilisme par ses corporatismes ?» entend-on… Le pire de ces corporatismes serait-il celui de la classe politique, incapable de se réformer elle-même ? Un par un, les chantres du non cumul des mandats sont tombés, «oui, le système m’a vaincu», a avoué l’un des plus célèbres ex-défenseurs de la cause.
Premier concerné, le Peuple souverain n’a pas eu son mot à dire. Les professionnels de la politique ont confisqué le débat, trahissant la parole donnée et stigmatisant la France, une nouvelle fois qualifiée d’«exception» parmi les démocraties européennes : 85% de cumulards en France, 16% en Italie, 10 % en Allemagne.
Depuis trop longtemps la France se prive de ses nouvelles énergies. Des généraions entières sont condamnées à voir les "trains passer" à ne pas pouvoir être acteurs
de leur propre destinée.
Au final, la classe politique a deux choix : creuser d’autant plus le fossé entre gouvernants et gouvernés, ou acter le passage des institutions au XXIeme
siècle en adoptant une fois pour toutes le principe du non cumul des mandats. Ce n’est qu’au prix de cette nouvelle «nuit du 4 août de l’abolition des privilèges» que notre démocratie pourra
réconcilier les français et leurs institutions.
La dernière proposition du Parti Socialiste s'attaquant au cumul connaîtra le même sort, il y a fort à parier que ses
apparatchiks bien installés dans le cumul trouveront toutes les raisons de ne rien changer. Nous avons, avec notre voisin Toulousain, un bon exemple de socialiste cumulard. Monsieur COHEN, député
est maire de Toulouse et Président de la communauté du grand Toulouse ... rien que ça.
Ajoutons aux cumuls la durée … ainsi, par pur hasard suis-je tombé sur le cas
de monsieur Julia, député UMP de seine et marne, réélu sans discontinuer depuis mars 1967. A la fin de la législature en 2012 il aura 78 ans et 45 années
de bons et loyaux services de député bien plus que ce qu’exige la sécurité sociale pour une retraite méritée !!! Ne nous étonnons donc pas, avec cet exemple de voir nos députés
vouloir faire travailler les travailleurs toujours plus … Il existe peut être pire encore et rien n’interdit de penser qu’en excellent professionnel
monsieur Julia se représentera en 2012 !!!
Au moins les bonnes habitudes sont partagées par tout le monde, droite et gauche confondues. Au fond est ce bien étonnant ?
Et avec tout ce travail que "s'imposent" nos élus est il étonnant de voir les travées de l'Assemblée désertes au point de générer des votes
acadabrantesques ?