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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 11:37

             Les élus du groupe Les Républicains ont décidé de saisir le Conseil constitutionnel pour contester des pans entiers du texte de loi de moralisation. Une erreur de plus et l’expression affichée du mépris arrogant des effets du scandale Fillon.

 

                Les élus républicains ont tort de contester devant le Conseil l'interdiction des emplois familiaux pour les parlementaires. Cette interdiction devrait même être étendue aux principaux élus locaux. Je fais partie de ceux qui pensent que les élus coupables d’avoir embauché époux épouse ou enfants au cours des 5 dernières années devraient rembourser la République !!! De droite ou de gauche, qu’ils fassent le ménage devant leur porte.

 

                Il n'est plus tolérable pour l'opinion de voir l'argent public servir à payer les enfants, les femmes, les petits-neveux de ceux qui ont été élus. Un mandat doit être au-dessus de tout soupçon. Cette disposition votée est bonne, cette saisine devrait être retirée par les Républicains.

 

                Ce n’est pas en se comportant de la sorte que le Parti Républicain sortira grandi d’un débat largement approuvé par les électeurs. Mal en point après les dernières législatives, il envisagerait, comme le PS, de vendre son siège …

 

                 En février, Médiapart avait révélé que les dons envoyés par les militants fillonistes pour financer la campagne présidentielle du député de Paris avaient alimenté à hauteur de1,9 millions d’euros les caisses de son micro-parti (Force Républicaine). Aujourd’hui un accord a été trouvé, le Parti Républicain dont la dette bancaire est de 55 millions récupèrera 1 million d’euros. Monsieur Fillon totalement absent de la sphère politique conserverait pourtant 900 000 euros pour son parti. Mais pourquoi faire ?  Faisons confiance à son imagination débordante…  

 

                  Même si Emmanuel Macron ne réussit pas tout il a le mérite incontestable d’avoir porté au pouvoir des «trublions» capables de mettre à mal les vieilles pratiques moralement coupables.

 

                  Les «éléphants» peuvent taxer les jeunes députés d’amateurisme, eux au moins agissent et respectent leurs engagements.

 

                  Dans mon combat ça me suffit.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 17:14

Monsieur Hollande : «Le changement c’est çà»

 

 

            Nos nouveaux députés, contraints de se «saborder» en raison des promesses de campagne d’Emmanuel Macron ont décidé, pour la première fois, de redonner du sens à notre République  Parlementaire.

 

             Leur vote était il sincère ? Permettez-moi d’en douter, au moins pour les bénéficiaires de l’ancien régime. Mais, les propositions du gouvernement allant dans le «sens exigé par les français», ils ne pouvaient pas faire autrement que de voter ces nouvelles mesures décidées en Conseil des ministres.

 

             Merci infiniment monsieur Fillon d’avoir fait éclater cette bulle scandaleuse dont vous avez enfin, fini par être la victime après en avoir si longtemps profité. Justice est rendue, vos collègues se souviendront longtemps de vous, leur portefeuille surtout …

 

             Merci messieurs Macron et Bayrou d’avoir eu, pour la première fois, le courage de mettre un coup de pied dans la fourmilière. 

 

           Un petit tableau permettra de mieux comprendre les changements apportés :

 

 

                   

AVANT LA LOI

APRES LA LOI

Recrutement des collaborateurs

Aucune contrainte le député choisissait qui il voulait et le payait comme il le voulait (maximum 90 000 euros par an). Sanction : aucune, liberté absolue …

Interdiction des emplois familiaux de collaborateurs "pour la famille proche" (conjoint, partenaire de Pacs, concubin,

Sanction : trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, avec restitution des sommes versées.

Réserve parlementaire

Liberté absolue du choix des bénéficiaires (130000 euros pour un député) 520 000 euros pour le président de l’Assemblée. Aucun contrôle.

- Suppression de la réserve parlementaire dont disposent députés et afin d'éviter "les dérives clientélistes".

Frais de mandat

(invitations, permanence, frais divers …)

Aucun compte à rendre, le député «utilise» sans le moindre contrôle et sans impôt 5.373 euros nets mensuels et 6110 euros pour les sénateurs.

Dépenses justifiées et contrôlées par l’Assemblée.

Définition d'un régime répressif pour mettre fin aux compléments de rémunération dont bénéficient certains parlementaires siégeant en cette qualité au sein de certains organismes publics ou parapublics.

Candidats à la présidentielle

Déclaration de patrimoine

Les candidats à l'élection présidentielle devront fournir une déclaration d'intérêts et d'activités, en plus de l'actuelle déclaration de patrimoine.

Enrichissement personnel durant le mandat

Aucune obligation ou contrôle

Avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur la variation de la situation patrimoniale du président de la République en fin de mandat.

Casier judiciaire non vierge

Aucun empêchement pour le candidat

(affaires Balkani)

Peine complémentaire obligatoire d'inéligibilité en cas de crimes ou de manquements

Vérification de la situation fiscale des parlementaires

Pas de contrôle prévu (affaire Cahuzac)

Vérification de la situation fiscale des parlementaires

Encadrement des activités de conseil

Très rémunérateur … Voir cas Fillon et autres …

ils ne pourront pas se lancer dans ce type d'activité en cours de mandat,

 

 

 

Régime de retraire

Jugé « ahurissant », revu partiellement en 2010 A salaire égal le député perçoit 2,5 fois la retraite d’un salarié. Age de départ 60 ou 62 ans

Un mandat, soit six ans, offre toujours une pension mensuelle de 2050 euros à 62 ans, indique-t-on au Sénat

Alignement sur le régime général

 

Le même député ou sénateur va devoir faire un sérieux effort de durée pour maintenir sa pension

Environ 15 ans au lieu de 6 …

 

Indemnité de chômage

Les 6 premiers mois, l’ancien député touche 100 % de son salaire, 5 599 euros brut. A salaire égal, un salarié du privé, lui, ne touche que 66 % de son revenu : 4100 euros.

L’indemnité du député-chômeur est dégressive mais elle dure 3 ans. Dans le privé, elle est fixe, mais le plus souvent elle ne dure que deux ans.

La cotisation salariale sur la feuille de paie est moins lourde chez les députés. 28 euros cotisé par mois, contre 173 euros dans le privé.

Alignement sur le régime général

Voyages

Gratuité sur le réseau SNCF dont bénéficient les anciens députés ayant fait plus de trois mandats.

Supprimée

 

 

 

Statut des collaborateurs

Inexistant

Interdiction pour les lobbies de rémunérer des collaborateurs parlementaires.

 

 

 

 

                       Pour une purge c’est une purge. Encore Bravo   

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:01

                 Le 12 janvier dernier, prenant congé de vous, j’écrivais sur mon blog :

 

                 « une nouvelle expression politique s’exprime, balayant sur son passage Présidents et Premiers ministres. Une nouvelle donne vient de commencer, à vous de reprendre la main pour bouter hors du système tous ces «professionnels» de la politique, certes inoxydables, mais dramatiquement pathétiques »

 

                  Dans ce bunker socialiste réputé imprenable qu’est le Volvestre, vous avez osé le faire, et notamment à Carbonne là ou se joue votre avenir. Bravo. Chez nous c’est bien parti pour la purge définitive.

 

                  Je ne pouvais pas rester muet, ce que vous avez fait est très exactement ce que je souhaitais et que je n’ai cessé d’affirmer sur mon blog, j’en profite donc un instant.

 

                   Lors de la réunion publique de Carbonne de madame Tempesta la photo de «famille socialiste» parue dans la Dépêche du Midi m’avait conduit à faire le commentaire suivant : «ils n’ont rien compris» Contrairement aux élections antérieures celle ci présentait la particularité de s’inscrire dans la tendance «dégagez !». En conséquence, s’afficher avec des caciques socialistes parfois «staliniens» n’était pas de nature à attirer l’électeur. Excuser l’absence du député sortant n’était pas du meilleur goût. Même si tout cela lui est désormais indifférent monsieur Lemasle qui a des attaches avec Carbonne (nous n’avons pas oublié son matraquage fiscal) aurait pu faire l’effort d’être présent pour le «souvenir familial» Je n’aurais pas la cruauté de rappeler sa note de Parlementaire (assiduité, travaux) pas plus que sa manière très particulière d’user de sa dotation parlementaire  anomalie déjà évoquée sur ce blog.

 

                  Laminé en Haute Garonne, le PS va disparaître pendant de longues années du paysage politique. Il perdra bientôt le département, la région, nombre de communes car son mode de fonctionnement est totalement schizophrénique.

 

                  Les jeunes élus socialistes en exercice ont le choix entre deux axiomes :

                                 - obéir aux anciens caciques, réputés disposer d’un réseau d’influence historique,

                                 - s’affranchir de la doctrine du parti et s’affirmer comme des acteurs modernes de la politique locale.

 

                 A l’analyse, s’ils entendent durer, leur survie leur impose de virer les pachydermes devenus inutile et, plus encore, gênants. Même s’ils ne sont plus beaucoup de survivants les réunions de section PS vont valoir leur pesant d’or … Une chose est certaine le clientélisme va se retourner contre le parti : moins d’élus moins d’argent, moins d’élus moins de pouvoirs donc moins d’intérêt à s’afficher socialiste ou a prendre la carte du parti. Le clientélisme local a fonctionné de manière effrénée grâce aux Lemasle, Hellé … Les socialistes finiront peut être en espèce politique protégée ?

 

                Ces socialistes qui voyaient en E. Macron une bulle qui allait exploser ont explosé les premiers. Gérard Bapt avec 14,38 % est laminé alors qu’il sollicitait un NEUVIEME mandat ! Les barons socialistes : Cambadélis, Hamon, Glavany, Guigou … dehors, alors que pouvait peser dans cette tornade un candidat au nom prédestiné ? En italien tempesta c’est la tempête …

                Comment peuvent ils expliquer, sans s’en prendre à eux mêmes, qu’un inconnu de 38 ans ait pu dézinguer leur beau système qu’ils savaient depuis longtemps déprimé mais dont ils entendaient profiter encore longtemps ? 

 

                Les français ont dit stop à la démagogie et au népotisme devenu trop flagrants.

 

               Les Républicains sont associés à mes condoléances, pas tout à fait trépassés mais à l’agonie d’une même maladie.

              Maintenant En Marche, place à la nouvelle génération qui ne pourra faire que mieux que celle qui vient d’être rejetée …

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 15:55

              

"Il n'y a qu'un seul luxe dans la vie, c'est de pouvoir se tromper... Ce qui m'irrite le plus, c'est la prudence, l'immobilisme" disait Brel.

 C’est dans cet esprit que j’ai fait vivre mon blog, avec pour seul espoir de redonner de la lisibilité et de la vitalité à mon village. Aujourd’hui les Lafittois me connaissent, ils savent que mon combat était totalement désintéressé. Une nouvelle équipe a pris la place, le danger d’un retour larvé à une nouvelle forme d’autocratie définitivement écarté. Notre commune a repris sa respiration, son cœur bat au rythme de sa jeunesse.

Depuis plusieurs mois mon blog est en sommeil, il existe un blog municipal qui le remplace fort avantageusement.

Je quitte ce village où je vais laisser des amis, mais aussi le regret de ne pas pouvoir assister au succès certain  de la nouvelle municipalité qui méritait mon soutien appuyé ce qui n’a pas manqué de susciter la haine et parfois même les menaces de quelques lâches anonymes.

Qu’importe, tout ceci est derrière nous, une nouvelle expression politique s’exprime balayant sur son passage Présidents et Premiers ministres. Une nouvelle donne vient de commencer, à vous de reprendre la main pour bouter hors du système tous ces «professionnels» de la politique, certes inoxydables, mais dramatiquement pathétiques.

Notre pays va mal grâce à eux et à leurs éternelles promesses qui rendent les fous joyeux…    

A vous de jouer, en ce qui me concerne je ferme définitivement ce blog et je vous remercie d’avoir été fidèles à sa lecture.

Merci à toutes et à tous.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 17:10

Pendant que certains théoriciens de la communication discutent du phénomène de la globalisation de l’information et des autoroutes électroniques, que la publicité a recours, d’un bout à l’autre du monde, aux mêmes concepts, que les enjeux électoraux s’organisent autour de stratégies de mise en marché de la politique, le citoyen est, d’abord et avant tout, un être solitaire qui vit dans une cellule familiale, qui habite un appartement, une maison, dans une rue, dans un quartier, un village, et c’est de là que s’organise la signification concrète de son existence.

L’animation des collectivités locales s’articule autour des besoins premiers de l’individu : sa sécurité, sa tranquillité, sa qualité de vie. La municipalité est aussi pour lui un centre de services : les activités culturelles ou sportives, l’enlèvement des ordures ménagères, l’éclairage des rues, l’entretien des routes, l’éducation des enfants. Elle lui offre des activités récréatives, de nature sportive ou culturelle. Et, surtout, elle lui propose un cadre de vie.

La commune est enfin le lieu où s’expriment les ambitions politiques, les querelles idéologiques, les philosophies diverses d’organisation sociale, la diversité des valeurs et les enjeux électoraux locaux. Toutes ces facettes de la réalité municipale s’activent autour de systèmes de communication particuliers à chacune d’elle.

Communiquer est devenu un impératif incontournable pour toutes les collectivités et ne constitue pas, comme on pourrait le penser, une activité réservée aux plus grandes d’entre elles.

Dans une commune de moins de 5 000 habitants, concevoir une véritable communication représente un défi humain et financier, de par les coûts induits. Sauf, chose remarquable dans notre commune, l’implication bénévole d’une équipe de communication en phase avec la population qui a décidé, sous l’autorité du maire, de jouer la transparence.

Notre nouvelle équipe municipale a parfaitement compris que réaliser une véritable démocratie locale totalement outragée par ses prédécesseurs exigeait une information complète des citoyens. Aujourd’hui chaque citoyen Lafittois peut se tenir informé des projets et des réalisations du Conseil, rien n’est caché, «la feuille de route électorale» est enfin devenue une saine contrainte des promesses de campagne. Réunions publiques, foisonnement des initiatives, bulletin municipal enfin digne de ce nom, information factuelle, le tout complété d’un site internet complet et de grande qualité ont recréé un lien citoyen totalement honni par l’équipe sortante.

Nous sommes aujourd’hui protégés contre des décisions arbitraires prises, sous l’ancien régime, sans la moindre concertation (silos, Eoval). Souvent imposées de l’extérieur elles ont, le plus souvent, été conduites contre l’avis de la population. Le temps de cette gestion despotique exécrable est révolu.

Sous le seul angle des bienfaits de la nouvelle communication, je n’en retiendrai qu’un pour être le plus important : l’assiduité des Conseillers municipaux aux séances publiques. Sous l’ancien régime, fatigués du népotisme de rigueur, moins de deux ans après le début de leur mandat, beaucoup d’élus ne voyaient plus aucun intérêt d’assister aux séances du Conseil où César avait déjà tout décidé.

Aujourd’hui tous les conseillers sont à leur poste, les délibérations sont intégralement publiées sur le site municipal. Mieux encore, nous connaissons le vote de chacun.

Tout ceci requiert un travail énorme qui force mon admiration et qui me conforte dans l’idée d’avoir fait le bon choix en soutenant cette équipe.

Tous nos élus sont à féliciter, Lafitte retrouve son identité grâce à leur activité enthousiaste se nourrissant d’un incontestable esprit d’équipe. Pour en terminer sur ce point j’aimerai également féliciter monsieur Serrano, nouveau correspondant de la Dépêche, qui, à peine intronisé, a déjà pris sa place dans le dispositif.

Durant quinze années j’avais fini par admettre que nous étions, par simple malédiction, des Carbonnais au rabais, vendus fiscalement à vil prix. Cent fois je l’ai dit à l’ancien maire, cent fois je n’ai obtenu en retour que suffisance, mépris ou arrogance.

Je découvre que mon village sait aujourd’hui affirmer fièrement son identité par la compétence et la détermination de son maire, mais aussi son dynamisme fruit d’une population jeune enfin débridée qui peut donner toute sa mesure.

Beaucoup de choses on été réalisées en deux ans, deux grands défis attendent nos élus : la création du réseau d’assainissement collectif et l’implantation de la zone d’activité. Je leur souhaite, je nous souhaite bonne chance.

Merci encore à toute l’équipe, je mesure parfaitement l’énergie consommée pour la défense de la plus noble cause : la construction d’une «démocratie participative».

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 12:35

La France totalise plus d’un demi-million d’élus locaux, nationaux et européens, dont 577 députés à l’Assemblée nationale, 331 sénateurs et 78 députés européens. Beaucoup d’entre eux cumulent les mandats, revenus et avantages multiples liés à ces fonctions électives.

Au lendemain de nouvelles élections il m’a semblé opportun de me pencher sur le régime indemnitaire de l’ensemble de nos élus. Les chiffres ci-dessous sont révélés par des organes officiels et faciles à retrouver sur le Net.

Certains avantages, partagés par nombre d’entre eux, n’ayant pas caractère statutaire mais relevant, en fait, que de pratiques locales ont été ignorés. Entrent dans cette catégorie logement dit « de fonction », voiture(s) avec chauffeur, frais de représentation ou de déplacements …

État du sinistre...

I Au niveau national :

Président de la République et Premier ministre : 14 910 € bruts par mois (Après baisse de 30% en 2012 décidée par F Hollande)

Avantages : logement de fonction, accès gratuit au réseau SNCF, voitures de fonction et chauffeurs, mise à disposition d'une flotte d'avions, jouissance de plusieurs résidences secondaires.

Ministre : 9 940 € bruts par mois (Après baisse de 30% en 2012 décidée par F Hollande)

Avantages : logement de fonction ou prise en charge par l'Etat d'une superficie maximale de 80 m² plus 20 m² par enfant à charge, accès gratuit au réseau SNCF, voiture de fonction et chauffeur, quota de déplacements aériens. Cumul possible. Les membres du gouvernement ne peuvent percevoir, au titre de leurs mandats locaux, plus de la moitié de l'indemnité parlementaire de base, soit 2 757,34 euros. Un ministre peut donc toucher jusqu'à 12 697,54 euros bruts par mois.

A ces décideurs s’ajoutent les émoluments confortables des proches du pouvoir. Exemple : JP Jouyet conseiller du Président perçoit 14 000 euros par mois, beaucoup moins il est vrai que lorsqu’il était Directeur général de la Caisse des dépôt 37 500 euros mensuels. A cette somme il convient d’ajouter 7 159€ mensuel au titre d’Inspecteur des finances qui semble être une rente à vieretraite indépendante de l’exercice ou pas de la fonction.

Députés et sénateurs : 12 870 € bruts par mois

Avantages : 7 548,10 € en plus, mis à leur disposition pour rémunérer leurs collaborateurs choisis librement. Dotation micro-informatique, accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1re classe, forfait global de communications téléphoniques. Les parlementaires voyagent gratis en première classe sur l’ensemble du réseau SNCF pendant toute la durée de leur mandat et profitent de prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), elles aussi gratuites, liées aux déplacements à l’intérieur des frontières Leurs conjoints ne payent que demi-tarif !!!

Ils bénéficient en outre de la gratuité de 40 voyages aériens par an et de prêts immobiliers à des taux dérisoires.

Depuis 1993, députés et sénateurs sont soumis à l’impôt sur le revenu, selon les règles applicables aux traitements et salaires. Mais leurs émoluments ne sont pas tous imposables.

Deux seulement des trois indemnités qui constituent l’indemnité parlementaire sont imposables

En fin de compte, plus de la moitié des sommes perçues par les parlementaires se trouvent à l’abri des appétits du fisc.

En ce moment, l'ennemi ce n'est plus la finance, ce sont les retraités ! Cependant, la retraite peut être rose si vous êtes parlementaire ! Deux chiffres suffisent. Pour 1€ de retraite cotisé, un parlementaire en touche 6,1€ à la retraite. Un salarié lambda, cotise 1€ pour 1,5€ à la retraite. Comment voulez vous que les retraités acceptent des sacrifices quand les hommes politiques passent au travers des réformes ?

Pour les députés et sénateurs de l’étranger l’Assemblée nationale leur octroie un crédit annuel équivalent au coût de 46 vols en classe affaire entre la circonscription et Paris. Pour le reste, le député peut réaliser 8 vols par an vers d’autres destinations en France métropolitaine.

Conseiller constitutionnel : 14 917 euros bruts par mois. Cher payé si on prend en compte le nombre d’heures de travail …

Membres de droit nos trois anciens Présidents Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy coûtent, à eux trois, chaque année, plus de six millions d’euros, a écrit sur son blog, le député socialiste René Dosière. Les avantages divers, bureaux gratuits, voiture aves chauffeur, personnels mis à leur disposition (13 chacun) coûtent également très cher à la République. Où en est la justification ?

Président du Conseil économique, social et environnemental : 7 573,52 € bruts par mois Conseiller économique, social environnemental : au moins 3 787 € bruts par mois

En 2010, lors de son arrivée à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Jean-Paul Delevoye l'avait dit et répété : le conseil a cinq ans pour prouver son utilité (sic) Tout reste à faire et pourtant … Près de 800 € par mois : c’est la pension touchée par les anciens membres du Conseil économique, social et environnemental (CESE) après un seul mandat de 5 ans, soit l’équivalent de la pension moyenne des artisans et commerçants après une carrière complète ! Pourtant, les avantages offerts par leur régime enviable ne tiennent pas à sa santé financière. Bien au contraire, ils l’aggravent d’année en année. Résultat, ce régime est subventionné à plus de 90% par le contribuable.

Les salariés ne sont pas en reste : Par exemple : salaire annuel moyen de 48.000 euros nets (les agents les moins bien payés émargent à plus de 3.100 euros nets par mois). Les employés bénéficient aussi d'avantages généreux, comme 62 jours de congés par an, des jours d'absence comptés comme des jours de travail, une caisse de retraite particulière généreuse, des primes en tous genres...

II Au niveau local :

Président de conseil régional ou départemental : 5 512 € bruts par mois

Vice-président de conseil régional ou départemental : de 2 129 € à 3 725 € bruts par mois

Conseiller régional ou départemental : de 1 521 à 2 661 € bruts par mois

Maire de Paris : 8 684 € bruts par mois

La France a le record du nombre de collectivités, avec 60.000 entités, quand le Royaume-Uni en compte 300. Et c'est le seul pays qui permet à toutes les collectivités de tout faire. La clause de compétence générale, principe fondateur de nos collectivités, permet aux élus d'intervenir dans n'importe quel domaine. Si elle n’est pas supprimée les doublons vont donc continuer à prospérer:

Le chef de l'Etat avait promis un grand ménage avec la réforme régionale : "Assez de superpositions, assez d'additions", a-t-il lancé le 7 septembre à la Cour des comptes. Notre «millefeuille territorial" est unique en Europe" Comment comprendre la multiplication, la complexité des interventions locales, les financements croisés qui ajoutent à la confusion? A-t-il déclaré à l'occasion des états généraux de la démocratie territoriale, le 5 octobre. Comment, ajoutait –il, admettre l'illisibilité des actions, alors même que les élus se dévouent pour le bien commun, mais n'arrivent pas à comprendre qui est responsable de quoi avec l'enchevêtrement des compétences?" … Tout ceci pour conduire à une mauvaise réforme régionale qui, loin de générer des économies, multiplie les doublons destinés à ne pas remettre en cause les baronnies locales.

II Au niveau européen :

Président de la Commission européenne : 30 806 € bruts par mois

Indemnité de frais d'installations : 51 109,16 € bruts lors de la prise de fonction puis 25 554,58 € lors de la cessation des fonctions pour le président de la Commission réduite (si on peut s’exprimer ainsi à 46 294,52 € bruts lors de la prise de fonction puis 23 147,26 € lors de la cessation des fonctions pour les vice-présidents.

Commissaire européen : 24 565 € bruts par mois

Indemnité de frais d'installations : 41 665,08 € bruts

Haut représentant pour les affaires étrangères : 28 596 € bruts par mois

Député européen : au moins 12 341 € bruts par mois

Avantages variés : Le Parlement européen fait tout pour encourager les députés européens à travailler. Lors des périodes d'activité (réunions pleinières) soit 4 jours par mois en moyenne, le Parlement verse une indemnité forfaitaire de 304 euros par jour à ceux qui veulent bien venir travailler … En assistant à quelques réunions en commission ils peuvent ainsi percevoir 2 500 euros mensuels de prime d’encouragement au travail (plus de deux SMIC) !!!

Quant à leurs déplacements ils sont, bien entendu, intégralement pris en charge.

ET NOS TECHNOCRATES EUROPEENS QUI NOUS POURRISSENT LA VIE ?

Pour le moins cher payé, c’est quand même plus de 3000 euros bruts par mois. Pour le grade le plus élevé 17 000 euros bruts par mois. A ce salaire brut, il convient d’ajouter une indemnité d’expatriation de 16 % .

Les fonctionnaires ont droit à de généreuses allocations familiales (373 € par enfant et par mois jusqu’à 26 ans), à une allocation de naissance (198 € à chaque enfant), à une allocation de foyer (170 € par mois majorés de 2 % du traitement de base), une allocation scolaire (253 € par enfant et par mois), une allocation d’installation (839 € pour une famille, 497 € pour un célibataire, versés lors de l’installation). En outre, les eurocrates ont droit à un aller-retour par an dans leur pays d’origine (et des jours de congé supplémentaires selon la distance : 6 jours au-delà de 2000 km, un calcul qui a dû être fait avant l’invention de l’avion). Les femmes ont droit à 20 semaines de congé maternité, les congés payés sont compris entre 24 et 30 jours ouvrables et la retraite représente 70 % du montant du dernier salaire.

Dernier point, en vertu de l’accord de siège conclu entre l’Union et la Belgique, les fonctionnaires sont dispensés de payer la TVA lors de la première année d’installation. A cela s’ajoute, pour les voitures, une «remise diplomatique» à vie accordée par les constructeurs qui va de 7 à 20 % (une berline allemande à 60% de son prix, ça ne vous tente pas?).

Donc, un fonctionnaire européen de grade 8, grade moyen, marié, deux enfants émargera à 9716 bruts tous avantages confondus.

Alors, elle est pas belle la vie ? Oui, pour certains …

(Suite au prochain numéro salaires des dirigeants de nos entreprises publiques)

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 19:39

C'était la dernière fois que les 45 millions d'électeurs français étaient appelés aux urnes avant l'élection présidentielle du printemps 2017. A 18 mois de cette échéance, 17 têtes de liste ont été élues ce dimanche 13 décembre dans autant de régions (13 en métropole et 4 outre-mer), une semaine après un premier tour largement favorable au FN.

Mais après une semaine de campagne âpre voire plus, une très nette hausse de la participation a rebattu les cartes d’un scrutin qui s’annonçait très ouvert.

En définitive, aucun camp n'aura pu crier victoire dans ces régionales. Le FN, même s'il a battu un record de votants, n'aura pu conquérir aucune région ; Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen ont été balayées dans le Nord et en Paca. De leur côté, Les Républicains n'ont pas gagné autant de régions qu'ils le souhaitaient, et certaines ont été acquises grâce au retrait du candidat PS. Le PS, enfin, s'il est parvenu à endiguer la vague bleue, ne peut dresser un bilan positif, avec 5 régions en métropole, contre 7 dont Paris, pour Les Républicains de Sarko. Les seuls à pouvoir revendiquer la victoire sont finalement les indépendantistes corses dont le candidat a été élu à la tête de la région !

Les français se sont mobilisés pour dire Non au FN, ils ne veulent pas, et ne voudront jamais de la famille Le Pen. Le FN n’arrivera jamais au pouvoir faute d’alliance possible, rien ne sert donc de faire peur aux Français et de les contraindre à participer à la mascarade politique du moment.

Marine Le Pen peut encore «pourrir» notre démocratie en se qualifiant pour le deuxième tour de l’élection présidentielle de 2017 contraignant, une fois encore, les électeurs à voter par défaut. Les postulants de 2017 l’on compris, la qualification pour le deuxième tour sera signe d’une victoire assurée. Nous serons donc contraints de rejouer 2002.

Le résultat d’hier est riche d’enseignements. Même dégoutés par la politique politicienne, les français savent se mobiliser lorsque la République est en danger. Les partis politiques sont totalement discrédités. Qu’on en juge :

- Trois régions ont été « abandonnées » à la droite par pur calcul,

- L’ile de France a été gagnée par la droite grâce au report des voix du FN,

- Les socialistes on bénéficié dans quatre victoires sur cinq d’une triangulaire,

- En dépit d’une excommunication solennelle du PS, le candidat socialiste qui s’est maintenu dans l’Est a conservé l’intégralité de ses voix et n’a pas empêché les opposants au FN de gagner.

Ce ne sont pas, comme ils pouvaient le penser, les partis qui ont sauvé le pays : mais les français qui ne veulent plus d’eux.

Tout le monde est d’accord, il faut tout reconstruire, revenir au traditionnel bipartisme clé de notre Constitution. Une idée commence à germer celle de la formation de deux camps, d’un côté les français d’ouverture décidés à se battre pour la compétitivité de notre pays et de l’autre les français de la fermeture recroquevillés autour de concepts dépassés comme la préférence nationale, la sortie de l’Euro ou le retour aux barrières douanières.

Reconstruire ne va pas être facile si quelques mesures simples mais douloureuses ne sont pas décidées. Lesquelles ?

1 Rénover le paysage politique.

Hollande comme Sarkozy doivent sortir du champ radar le la présidentielle de 2017. Les deux ont échoué, ils sont usés avant l’âge. Les deux n’ont pensé qu’à leur réélection se laissant guider par les sondages. Sarkozy par la danse du ventre de Besson auprès des électeurs FN. Hollande par les frondeurs du PS ou les écologistes s’interrogeant sur un seul point : sont ils plus dangereux dehors que dedans ?

Il faut modifier la représentation sociologique nationale. Dans les deux partis de gouvernement les ouvriers et commerçants représentent moins de 2% des élus. Notre Assemblée Nationale est, pour l’essentiel, composée de hauts fonctionnaires ou d’anciens attachés parlementaires prenant la succession de leurs patrons. Ils font le système, fort logiquement ils en profitent. La majorité d’entre eux ne connaît rien au monde du travail.

Que penser enfin du burlesque Bartolone faisant preuve d’un grand courage politique en remettant à la disposition du PS son mandat de Président de l’Assemblée Nationale sachant par avance qu’il sera reconduit ? Hypocrisie ou mépris de l’électeur ?

2 Parler vrai en politique.

En profitant opportunément de la possibilité pour le chef de l’Etat de s’exprimer devant les élus nationaux réunis en Congrès, Hollande a exploité une décision prise sous Sarkozy permettant au Chef de l’Etat de s’exprimer devant le Congrès. A l’époque, lui, leader de l’opposition, avait combattu vigoureusement cette idée. Pourquoi fallait-il donc réunir le Congrès alors qu’aucune décision constitutionnelle n’a été prise ce qui est sa raison d’être ? Pourquoi annoncer en décembre à la tribune de cette prestigieuse assemblée des mesures réclamées depuis janvier 2015 par l’opposition ? Le fin calculateur qu’il est a pu piéger son opposition en ne lui laissant aucune alternative, ceci devant l’enceinte la plus symbolique de notre République le Congrès réunissant tous les élus.

Parler vrai c’est aussi évoquer les engagements de campagne et les respecter, ce que n’ont fait ni Sarkozy ni Hollande sur des sujets majeurs comme « mon ennemi c’est la finance, le droit de vote des immigrés, la séparation des banques d’affaires et de dépôt ... » Pire encore, c’est aujourd’hui Hollande qui reprend l’idée de droite de déchéance de nationalité. Pourtant, dans l’opposition à Sarkozy, l’idée le faisait frémir, il y voyait une forme d’indignité nationale. Quant à Sarkozy, il a tellement sauté comme un cabri, changé si souvent d’idées qu’il est devenu un boulet pour son parti. Sans la moindre réserve il reproche à Hollande de faire en Syrie ce que lui a fait en Lybie … Aveuglés par le seul goût de la victoire les deux partis de gouvernement font une mauvaise analyse de la montée du FN.

Le danger est de définir, comme le souhaite Marine Le Pen, le FN comme le parti des exploités. Plus populaire et prolétarien que le PC au moment de sa splendeur, le FN c’est aujourd’hui l’idéal du marxisme, l’alliance du prolétariat et des classes moyennes contre les classes dirigeantes.

Inutile de tenter de le traiter de fasciste, ses électeurs ne sont pas des fascistes mais, trop souvent, des français plus désespérés qu’insurgés : un électorat naturel de la gauche.

Vous aurez certainement remarqué comme moi l’absence de Mélenchon durant toute la campagne…

Si nos dirigeants ne changent pas de logiciel, s’ils continuent de se satisfaire de partis politiques exsangues seulement destinés à assurer la «carrière» des barons, alors, s la vague bleue Marine deviendra une déferlante.

3 Rénover les partis politiques, modifier la Constitution.

Les militants désertent massivement les partis de droite comme de gauche. Ils ne comprennent plus rien. Il est vrai que certains Républicains partagent des valeurs économiques avec la gauche alors que d’autres se sentent plus proche du FN que de leur allié centriste. Devant une gauche déchirée, une droite accablée par les affaires judiciaires et une extrême droite devenue le premier parti politique, il est nécessaire de créer un véritable big bang institutionnel qui permettra le retour à une vraie démocratie. Il faut revenir au septennat pour ne plus voir le Président transformé en chef de parti, dirigeant le pays au «doigt mouillé», transformant le Parlement en institution fantoche. Souvenez-vous de Valls utilisant le 49.3 pour imposer la loi Macron à sa majorité !

Il faut revoir la représentation nationale. Dans les deux partis de gouvernement les ouvriers et commerçants représentent moins de 2% des élus. Notre Assemblée Nationale est pour l’essentiel composée de hauts fonctionnaires ou d’anciens attachés parlementaires prenant la succession de leurs patrons. Ils font le système, et, fort logiquement ils le protègent dans leur seul intérêt.

Il faudrait aller plus loin dans la règle du cumul des mandats en en limitant non seulement le nombre mais la durée. De la même manière, on devrait revenir à un septennat non renouvelable imposant ainsi plus de détachement au Chef de l’Etat sur la tambouille politique. Enfin, je souscris totalement à l’idée de Bruno Le Maire et de Valérie Pécresse d’imposer aux hauts fonctionnaires leur démission en cas d’élection. Là c’est certain, connaissant ce petit monde je suis convaincu que la vie politique y gagnerait en authenticité.

4 Restaurer la laïcité et renforcer la puissance publique.

En abandonnant la valeur laïque au FN, la gauche lui a permis d’en faire ses choux gras. Marine Le Pen a prononcé ainsi, le soir du premier tour, un discours conclu par une nouvelle devise républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité … et Laïcité.

Nul n’est dupe de la duplicité du Front National, capable d’invoquer la Loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat pour lutter contre le financement public des mosquées, et de la remettre en cause quand certains élus interdisent les crèches de Noël dans leurs mairies. Marion Maréchal Le Pen s’écarte considérablement de cette valeur de laïcité en faisant référence à 16 siècles de chrétienté qui obligeraient les musulmans à abjurer leur religion pour devenir français.

En réfutant par ailleurs toute forme d’amalgame il ne faut pas avoir peur des maux. Oui la France est en guerre contre les Salafistes, non contre les arabes et les musulmans qui ont toute leur place dans notre société. L’histoire ne peut oublier le sacrifice de leurs ancêtres qui ont souvent versé leur sang pour la France. En 1914-1918 ce sont environ 200 000 « Sénégalais » qui se battent sous le drapeau français, dont plus de 135 000 en Europe. Environ 15 % d'entre d'eux, soit 30 000 soldats, y ont trouvé la mort (sur un total de 1 397 800 soldats français morts durant le conflit soit plus de 2% des pertes totales de l'armée française) et beaucoup sont revenus blessés ou invalides2..

L’immigration, d’où qu’elle vienne, quelle qu’elle soit, voilà pour le FN la cause de tous nos maux. En fait, à l’entendre, si les français avaient la bonne idée d’élire Marine Le Pen, la France retrouverait immédiatement la prospérité, offrirait du travail à tous ses enfants et permettrait aux braves gens de dormir fenêtres grandes ouvertes. Les vigiles disparaîtraient, les systèmes d’alarmes mis au rebut… Démagogie démontrée par de nombreuses études sociologiques, l’immigration peut, correctement maîtrisée, être une chance pour un pays.

Que de chemin parcouru depuis le jour où JP Chevènement alors ministre de l’intérieur avait qualifié certains jeunes des banlieues de «sauvageons» A l’époque ce propos avait été jugé intolérable par la droite. Aujourd’hui les sauvageons sont devenus des dealers, des assassins, exportant leurs incivilités et leurs pratiques dans nos villages ruraux. Voilà à quoi a pu conduire une politique jugée rassurante pour le peuple.

Il faut séparer le bon grain de l’ivraie, punir sans faiblesse. Mais comment faire quand plusieurs milliers de condamnés sont en liberté faute de place dans les prisons ? Comment ne pas exacerber les français par une politique sécuritaire consistant à punir plus sévèrement un excès de vitesse qu’un vol ? Une politique sécuritaire plus lisible ne me semblerait pas forcément attentatoire à la liberté.

Là aussi Marine Le Pen l’a compris la sécurité est sa priorité.

5 Simplifier la France, chasser le gaspi.

Le chômage est un vrai cancer pour notre démocratie, il conduit à tous les désespoirs, tous les excès, toutes les violences. Il est, pour l’essentiel, indifférent aux choix de politique intérieure. Hollande en a fait sa priorité, le marqueur de son quinquennat, il devrait donc «tout oser», ne pas s’en tenir aux recettes habituelles le plus souvent concoctées par des gens qui ne connaissent rien à l’entreprise qu’elle soit petite, moyenne ou grande.

Il faut cesser de torturer les statistiques, de réformer sans cesse Pôle emploi ou les circuits de formation, de tenter de cacher les réalités en dégraissant les fichiers.

Il faut savoir s’inspirer des modèles qui fonctionnent, ne pas faire du code du travail un totem, de la représentation syndicale une valeur intouchable. Mais le patronat doit prendre toute sa part en prenant les risques qui sont les siens. A quoi servent les 18 milliards d’euros versés dans le cadre du CICE ?

Il faut simplifier la France, cesser de voter des textes imbéciles qui emmerdent les français (dixit Pompidou). Ils sont d’ailleurs si nombreux que beaucoup tombent en désuétude avant même d’avoir été appliqués. Un exemple, qu’est devenu le dossier médical individuel qui a coûté si cher ? Personne n’en parle, les médecins non plus d’ailleurs.

Il faut supprimer purement et simplement tous ces organismes inutiles qui travaillent peu mais paient très bien et qui sont seulement destinés à caser ses amis politiques.

6 Il faut redonner l’espoir à notre jeunesse, revaloriser la notion de travail.

L’ascenseur social est en panne, il ne monte plus, bien au contraire, il descend toujours plus bas. Notre jeunesse en est la première victime, diplômée ou non, elle vit d’expédients, de petits boulots. Elle ne croit plus en rien. Ni aux promesses de François Hollande qui en avait fait sa priorité, ni à l’Europe, coupable, selon eux de la désorganisation du marché du travail et de la mondialisation. Les jeunes votent à mois de 50% et, lorsqu’ils le font, c’est pour voter en masse pour le FN. Pourquoi ? Parce qu’il leur vend des idées séduisantes mais totalement irréalistes comme les étrangers volent votre travail et vos logements. Là aussi les partis de gouvernement n’expliquent pas assez, et avec des mots simples, l’incohérence du discours économique du FN.

Notre jeunesse est également victime de tous nos abus et notamment du cadeau empoisonné que nous allons lui léguer avec notre dette vertigineuse.

Cette jeunesse c’est la force de notre pays, son espoir, la tradition de vie à la Française dont l’importance n’a pas échappé à Daesh qui, le mois dernier, en a fait sa cible. Il faut lui donner des repères, lui faire comprendre qu’il ne faut pas être fataliste mais qu’on ne peut pas non plus tout attendre des aides sociales.

7 Penser au monde rural.

Dans un rapport récent, Hervé Le Bras, sociologue, n’hésite pas à affirmer «que plus on habite loin d’une gare SNCF et plus on vote FN»

Dans de nombreuses régions de France le sentiment d’abandon ne cesse de se développer. Commerces et services publics ont déserté faute de rentabilité. Les moyens de transport inexistants, ou réduit à la portion congrue, exigent, pour chaque foyer, de posséder un véhicule. Ce moyen de transport coûte cher, trop cher pour certains. Plus grave encore certains ne disposent pas d’un permis de conduire ou ne peuvent plus conduire. Pour les personnes âgées cette situation est souvent dramatique et indigne de notre pays.

L’habituelle solidarité du monde rural n’existe plus. Entre les retraités et les populations jeunes fuyant la ville en raison de la cherté des prix, peu de choses les rapprochent.

Il serait grand temps de consacrer à ce monde rural une partie des dizaines de milliards d’euros dépensés, chaque année, souvent en vain, pour nos banlieues. Il faut verser des aides aux commerçants du monde rural, leur consentir des exonérations fiscales. Et pourquoi pas imposer aux grandes chaînes de distribution des implantations certes économiquement non rentables mais socialement indispensables. Leurs profits c’est NOUS.

Là aussi, le score étonnant du FN en monde rural est symptomatique d’un malaise chez une autre génération.

Voilà quelques actions peu coûteuses qui pourraient permettre de faire reculer la propagande mensongère du FN.

Au travail mesdames et messieurs. Cette semaine vous avez été plus minables que jamais.

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 18:06

Samedi dernier, lors du repas des aînés, plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi je ne m’exprimais plus sur mon blog. Leur vœu va être exaucé.

Spectateur du grand cirque des élections régionales, je ne résiste pas à l’opportunité d’écrire un petit billet.

Notre commune a voté à près de 37% pour le Front National alors que la candidate du PS, parti hégémonique en Haute Garonne, ne recueille que 30% des suffrages.

Pour une baffe c’est une baffe !!!

Pourtant il n’existe pas à Lafitte de «banlieue», d’immigrés, d’attentats qui seraient, paraît il, le carburant du FN. Non, comme dans beaucoup de communes rurales il y a beaucoup de chômeurs sans espoir, des «travailleurs pauvres» et de modestes retraités incapables de finir leurs fins de mois. Certes, ils ne bloquent pas les routes, il ne renversent pas la table mais, parfois, ils se déplacent pour voter … Ils expriment une colère sourde contre leurs gouvernants qui ne leurs offrent que résignation et désespoir. Dans notre commune comme dans 19 000 des 36 000 communes françaises le FN est arrivé en tête.

Les socialistes au pouvoir devraient s’interroger sur les raisons profondes de cette anomalie. Non, ils préfèrent répondre par un écran de fumée, concevoir "un pseudo front républicain» qui semble, à leurs yeux, plus urgent de réaliser que de mettre fin à la désespérance sociale des chômeurs, des travailleurs sans abri et de tous ceux qui ne peuvent plus boucler leurs fins de mois. Tous assistent à cette débauche de l’argent public où les puissants viennent impunément se servir, tentant de se donner bonne conscience en se tournant vers les pauvres, quand ils en ont besoin, pour maintenir leurs privilèges.

Ce n’est plus la lutte des classes mais la lutte des places !

Ne se pose pas que la question de la poussée du FN, le niveau des abstentions marque une autre manière de rejeter la classe politique. Tous les ingrédients sont réunis pour qu’explose un grave conflit social.

La bataille des régionales est déjà perdue pour les partis de gouvernement. Hollande est en échec, incapable d’incarner l’alternance, incapable d’imaginer un socialisme convaincant. Sarkozy est un opposant en échec incapable d’incarner le changement, de proposer un projet neuf. Il est hélas probable que ni l’un ni l’autre ne comprennent la gravité de la situation. Dimanche prochain, par le jeu des triangulaires la gauche peut sauver quelques régions, la droite par le biais du barrage républicain contenir le FN. De tous ces sordides calculs droite ou gauche peuvent encore triompher, non pas par une victoire politique mais grâce aux mathématiques. Et après ?

Un récent sondage Elabe publié par Marianne fait état d’une adhésion de 74% des français à un gouvernement d’union nationale. Et cela, chose remarquable, non seulement pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour relancer l’économie, sauvegarder notre système social et refonder notre système éducatif. Mais ne rêvons pas, ce gouvernement ne verra jamais le jour, les vieux éléphants de tous les partis ne pensent pas à la France mais à leur propre avenir.

L’arrivée en force du FN rebat toutes les cartes, le clivage droite gauche est dépassé.

Si le Président se sort plutôt bien de sa gestion des attentats et remonte dans les sondages, la gauche n’a, en rien, profité de cette embellie, preuve que la crise ne tient pas qu’au terrorisme.

Les français sont déboussolés par une manière de gouverner qui se résume à gérer le quotidien et à préparer la prochaine élection présidentielle. Les français matraqués fiscalement sont outrés de voir le train de vie de l’Etat continuer à creuser notre dette. Les français sont furieux de constater qu’en dépit de tous les milliards accordés au patronat le chômage continue de s’aggraver. Et, n’ayons pas peur des mots, les français sont désarçonnés par une politique sociale coûteuse et imbécile qui favorise la paresse. Ajoutons pour conclure que le flux migratoire record que nous vivons n’arrange rien car les caisses sont vides…

François Hollande n’a toujours pas compris que la distribution généreuse des aides sociales créait plus d'amertume chez ceux qui cotisent que de reconnaissance chez ceux qui les perçoivent. Quant à Nicolas Sarkozy il va devenir un boulet pour son camp si sa seule motivation c’est la revanche.

Face au repli sur soi suicidaire du FN il faut proposer aux français une vraie politique laïque, une motivante perspective européenne, un espoir pour notre jeunesse.

Par sa politique à la gribouille le gouvernement ne fait que montrer ses muscles et donne l’impression d’un bateau ivre, reculant devant le premier danger. Il y a un mois, sans la moindre honte, le ministre des finances demandait à certains français de ne pas payer l’impôt en raison d’une erreur de ses services. A quoi servent donc tous ces fonctionnaires, conseillers techniques et communicants de Bercy ? Ce monsieur a t-il encore le sens de l’honneur ?

Depuis 48 heures la France vit un mauvais roman de science fiction. Comme en 2002 le PS demande à ses sympathisants de voter pour la droite !!! Pire encore, en région Alsace le candidat socialiste se maintient contre l’avis de la direction du PS, et, comble de l’absurde, contre celui de ses colistiers qui ont décidé de voter à droite … A quoi serviront les voix de gauche dimanche soir si ce n’est qu’à désigner des élus contre leur volonté ? La tête de liste du PS en Alsace est la caricature parfaite d’un homme politique de 71 ans incapable de se retirer après 35 années passées au pouvoir sanctionnées par un vote sans appel.

Toujours et encore la lutte des places !

Ce n’est certainement pas avec de telles tambouilles politiques que le FN réduira son influence. Au contraire, elles le consolident dans son discours sur l’UMPS.

La France est fatiguée, exténuée, révoltée, la V° République vit ses derniers soubresauts. Construite sur l’idée du bipartisme elle a vécu, et ne pourra plus prétendre être une démocratie tant que 30% des électeurs du FN seront représentés par deux députés alors qu’avec 28% du corps électoral le PS en compte 287.

A force de crier au loup le FN ne fait plus peur, la stratégie des partis républicains a échoué pour une raison évidente, ils ne sont plus crédibles depuis déjà bien longtemps.

Cette stupidité politique peut avoir lundi un visage et un nom.

Ce visage pourrait être celui de cette jeune blonde de 26 ans n’ayant jamais travaillé, faisant, dès lundi, son entrée à l’Assemble Nationale en qualité de Président de la région PACA et qui ne manquera pas d’avoir un regard insolent pour ses 575 adversaires, vieux briscards de la politique !

Ce nom est devenu symbole de résistance pour certains, c’est celui du trust Le Pen qui, sans rien perdre de ses valeurs, a su surfer sur le mécontentement et la peur des français.

Honte à tous nos dirigeants de droite ou de gauche qui, méprisant les militants, ont, par pur calcul électoral, privé trois grandes régions de France de l’expression de gauche. La droite n’y gagnera rien. Comment un électeur de gauche pourra voter Estrosi lui qui n’a jamais eu de mots assez durs à l’égard du PS ?

C’est gravissime, c’est désespérant, mais dramatiquement vrai. Heureusement pour nos hommes politiques le ridicule ne tue plus, et, confiants dans un système qu’ils espèrent immuable, ils espèrent pouvoir vivre longtemps encore des prébendes de la République en faisant des promesses qui rendent les fous joyeux.

Alors devant ces évidences quand allons-nous être capables d’imposer à nos élus l’union nationale réclamée par les français ?

Une seule réponse mettre fin à la lutte des places et rajeunir le personnel politique. Mais ce ci est une autre paire de manches …

Jaurès a écrit parlant des gouvernants «n’ayant pas la force d’agir ils dissertent» : en fait rien n’a changé …
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 19:42

 

                    Dans mon article précédent j’ai dénoncé le caractère arbitraire de la répartition de sa réserve parlementaire par le député de la 7° circonscription. L’objectivité m’a conduit à vérifier si cette anomalie n’était pas accidentelle. Je suis donc retourné sur le site de l’Assemblée.

 

                    Vérification faite, notre député est bien un coutumier du clientélisme local, arrosant, à coups de subventions financées par nos impôts, son électorat. Les chiffres de la dotation 2013 confirment les observations de l’article précédent qui visaient l’année 2014.

 

                  Je vous les livre tels qu’ils figurent sur le site de l’Assemblée nationale :


                         Utilisation de la réserve parlementaire 2013

 

 

                

                Entre commune et associations, Montesquieu a donc trusté 78% de la dotation de 2013, soit une « excellente moyenne » de 80% l’an. Aucun élu  de sa circonscription n’a rien dit, probablement par souci de ne pas bousculer l’ordre établi, sans doute dans l’espoir secret de pouvoir bénéficier un jour, peut être, des bienveillantes largesses du député.

 

                  Pour l’année 2012, première année de la diffusion des sommes allouées, il est fort difficile de se retrouver dans les chiffres publiés. Notons quand même que la commune de Montesquieu bénéficiait déjà de ses largesses. En 2012 monsieur Lemasle a subventionné à 50% et à hauteur de 78 000 euros ce qui constitue un record, la réhabilitation d’un bâtiment situé 1 rue Janet à Montesquieu Volvestre. 

 

                  Au cours de ses mandats, dans l’opacité la plus totale, sur la base des chiffres publiés, monsieur Lemasle (élu sans interruption depuis 20 ans), aurait ainsi pu attribuer près de 2 millions d’euros à sa commune, soit près de six années d’impôts locaux pour la commune de Lafitte Vigordane !!!

 

               Soyons donc heureux et fiers. Grâce à nos efforts les contribuables de Montesquieu ont pu être épargnés par les sinistres de 2010 et 2011, et élire ainsi, dans l’allégresse, monsieur Lemasle à la tête de la municipalité. Qu’il fait «bon vivre» à Montesquieu !

 

                Mais n’oublions jamais que tout ceci n’aurait jamais pu exister si nos élus avaient fait preuve de curiosité et  non de subordination. Ils étaient mieux placés que moi pour s’informer, siégeant régulièrement aux côtés de ce député.

 

                 Je n’ai cessé de crier à la trahison quand nos élus nous on fait subir, sans vaciller, les conséquences fiscales d’une gestion calamiteuse de la Communauté de communes ayant conduit au matraquage fiscal que nous avons subi.

 

                 Pourquoi  monsieur Lemasle alors en charge des finances de la Communauté de communes n’a t-il pas volé à notre secours ? Sait il que lors de sa création cette réserve était précisément destinée aux communes en difficultés financières ?

 

                  Lors de son arrivée au pouvoir en juin 2012, la nouvelle majorité socialiste s'est interrogée sur le fonctionnement opaque de la réserve parlementaire, qui ne repose sur aucun texte légal et pour laquelle l'Assemblée ne garde aucune archive. "Plusieurs députés étaient favorables à sa suppression pure et simple", explique René Dosière, qui estime que "ces modes de financement discrétionnaires doivent cesser »

 

                  Maintenir une telle pratique est consternant, révoltant, et démontre une fois de plus, comme je n’ai jamais cessé de l’affirmer, que nous vivons trop souvent dans une République bananière. Faut t-il donner quelques exemples récents ?

 

                        - suspicion d’achat de voix (affaire Dassault)

                        - mensonge public devant la représentation nationale d’un ministre des finances titulaire de comptes secrets à l’étranger (Cahuzac),

                        - « phobie administrative sans limites » d’un ministre le conduisant à ne pas faire de déclaration fiscale et à refuser de payer ses factures (Thévenoud),

                        - achat avec les indemnités de frais de permanences parlementaires destinées à intégrer le patrimoine propre du député. En plein scandale sur le patrimoine des élus , avouez que ça laisse songeur, perplexe, voire les deux,

                        - surfacturation des factures d’un parti (UMP Bygmalion)

                        - levées d’indemnités parlementaires pour fraude fiscale (Balkany)

                       etc.

 

                 Impossible pour un citoyen honnête de supporter de tels écarts de conduite. Le français qui dispose de revenus bien inférieurs à cette «aristocratie politique» ne peut plus supporter ces comportements d’un autre siècle. Maintenant, grâce à internet, l’information circule, tout finit par se savoir. Où est le «fameux sens du sacrifice»  de nos élus qui «se votent, au nom de la Nation» des indemnités outrancières non soumises à l’impôt, qui s’attribuent un régime de retraite enviable, qui voyagent à nos frais, et qui brillent par leur absence dans l’hémicycle, sans parler de tout ce que l’on ignore encore …

 

                Aux électeurs de juger et de sanctionner une structure politique endogamique et une aristocratie politique générées par le cumul des mandats.

 

               Monsieur Lemasle en est l’illustration en cumulant, après avoir été obligé de renoncer à son mandat de conseiller général :

 

                      -       le mandat  de maire de Montesquieu Volvestre,

                      -       le mandat de président de la Communauté de communes,

                      -       le mandat de député,

                      -       sans parler évidemment de tous les autres mandats connexes à ces activités ….

 

                Le socialiste qu’il affirme être aura, à la fin de son mandat, siégé 20 années ininterrompues au Parlement. Mais il y pire encore, Fabius ou Emmanuelli eux aussi PS qui siègent depuis 1978 ce qui leur fera 37 ans «de bons et loyaux services»

 

              Et que dire encore de l’inflation de nos parlementaires ? Comment l’expliquer? La France, cinq fois moins peuplée, compte plus de députés que les États-Unis: 577 depuis, contre 435 outre-Atlantique. Et ce chiffre s'accroît encore quand on sait qu'à chaque législature, plusieurs dizaines de suppléants siègent, notamment ceux des députés appelés au gouvernement. Au contraire, sur les quinze membres du cabinet de Barack Obama, aucun ne siégeait à la Chambre des représentants au moment de sa nomination.

 

                      Et après tout ça nos élus viendront s’étonner du niveau de l’abstention, de l’arrivée en force du FN ? Hypocrites qu’ils sont  ils continueront de parader devant les médias expliquant que «sans eux ça pourrait encore aller plus mal »

        

                 Faut-il rappelé à nos parlementaires que le sociologue Louis Chauvel affirme que l’âge moyen du représentant politique ou syndical est passé de 45 ans en 1982 à 59 ans en 2000 soit une hausse de 14 ans alors que l’âge moyen de la population n’augmentait, lui, que de 2,7 ans.

 

               Mélenchon à raison «Qu’ils s’en aillent tous» place aux jeunes qui, eux, ne sont pas responsables du déclin de notre pays.

 

               Mais, ne rêvons pas, les caciques de tous les partis veilleront à la survie de pachydermes cacochymes qui portent, eux, et eux seuls , la responsabilité de tous les fléaux qui martyrisent le peuple : décadence économique, chômage, pouvoir d’achat, communautarisme …

 

              Bonjour la démocratie à l’ancienne !

 


Bénéficiaire

Montant

En % total

Communauté de communes

10 000

    7 %

Commune de MONTESQUIEU-VOLVESTRE 

90 000

    70 %

Commune de SAINT-SULPICE-SUR-LEZE

15 000

   12 %

Cultures en Volvestre

5 000

    4 %

Le Théâre s’envole

5 000

    4 %

Tout Art collectif

5 000

    4 %

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 21:37

        

 

 

 

             Soumise régulièrement à controverse, la réserve parlementaire allouée aux députés et sénateurs est peu connue des citoyens, conséquence d’une existence très longtemps dissimulée et d’un fonctionnement pour le moins opaque et discrétionnaire. La Cour des comptes elle même s’est émue des "dérives clientélistes" de ce système. 

 

              Il a fallu attendre l'acharnement d'un professeur de mathématiques de Lot-et-Garonne, Hervé Lebreton, pour en obtenir la publication. Jusqu’en 2013 cette réserve n’était pas publique. Il aura fallu toute la pugnacité de ce citoyen pour que l’utilisation de cette réserve soit désormais publiée par le site des deux assemblées. Non sans mal vous vous en doutez, ces gens ont, en ce qui concerne leur statut, la passion du secret !

 

             La réserve parlementaire est une enveloppe de subventions, allouée de manière annuelle aux députés et sénateurs, afin qu’ils puissent soutenir des associations et participer au financement de projets de collectivités locales. Cette dotation est pratiquement égalitaire, chaque député disposant d’une enveloppe de      130 000 euros. Echappent à cette règle les «ténors», ainsi monsieur Bartolone a disposé d’une enveloppe de plus de 500 000 euros (charité bien ordonnée …) La commune du Perreux-sur-Marne a reçu 350 000 euros de la part de son maire, le député Gilles Carrez, président de la Commission des Finances. Il avait déjà donné 500 000 euros à sa ville en 2013.

 

                  Il n’y a pas de critère d’attribution, pour les associations et pour les collectivités locales, elle peut donc servir à soigner le clientélisme …

 

                 Je me suis ainsi attaché à découvrir l’emploi de cette «réserve» par monsieur Lemasle député de la 7° circonscription de la Haute Garonne, président de la Communauté de communes du Volvestre.

 

           La 7° circonscription compte 7 cantons pour une population de 128 000 habitants. Dans ces conditions la réserve est, en moyenne, de 1 euro par habitant. Vous allez le constater, nous sommes bien loin des valeurs du Parti Socialiste si soucieux d’équité.

 

 

Bénéficiaires :

             


"Le Tracteur" - Compagnie Beaudrain de paroi        Cintegabelle

                3000 € 

  
 

Amicale Sportive Montesquieu - Section Rugby      Montesquieu Volvestre

             5000 €

 

Association Compagnie Monsieur Madame              Montesquieu Volvestre

             4000 €

 

Association Patrimoine et Paysages en Volvestre     Saint Chistaud                        

            2 000 €

 

Association Prix du Jeune Ecrivain                            Muret

            3 000 €

 

Commune de FROUZINS                                           Frouzins

          15 000 €

 

Commune de MONTESQUIEU-VOLVESTRE        Montesquieu Volvestre

           85 000 €

 

SIVOM de MONTESQUIEU-VOLVESTRE            Montesquieu Volvestre

           8 000 €

 

Volvestre Basket Club                                                 Montesquieu Volvestre

           5 000 €

 

                                                                      Total                       130 000

 

         En y regardant de plus près on constate qu’avec 107 000 euros les habitants de cette commune ont consommé 82,3 % de la réserve de ce parlementaire.

 

          Ainsi la somme rapportée à l’habitant (3112 habitants pour Montesquieu chiffres INSEE) est de 35 euros par habitant,  soit 35 fois supérieur à la moyenne.

 

        La commune de Montesquieu Volvestre qui a perçu a elle seule 65% de la dotation l’a utilisée pour les dépenses suivantes :

 

         Equipement sportif halle des sports de Bonzoumet,

         embelissement église Saint-Victor,

         acquisition parcelles de terrain au lieu-dit "la loubère" et une de "la garière",

         achat de mobilier, de matériel informatique et d'une auto-laveuse

 

        Particulièrement bien soignés les Montesquiviens avaient donc toutes les raisons de réélire monsieur Lemasle maire.

 

         A ce niveau de ridicule je pense qu’il est inutile d’en rajouter, sauf à demander à nos élus pourquoi la Communauté de communes dont monsieur Lemasle est président n’a bénéficié d’aucune aide alors que son rôle est reconnu comme prépondérant dans le Volvestre.

 

          Comprenne qui pourra ? Non, comprendra qui voudra …

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Published by Gérard Facon - dans politique
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  • : Créé par Gérard Facon
  • : La vie municipale et nationale examinée par un citoyen Lafittois.
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  • Gérard Facon
  •  Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor.
 Trésorier Principal du Trésor Public  honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.
  • Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor. Trésorier Principal du Trésor Public honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.

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