Jeudi 2 février 2012 4 02 /02 /Fév /2012 17:19

                       

                        Voilà à quoi me font penser tous les candidats à l’élection présidentielle.

 

                        Tous n’ont qu’un mot à la bouche, la situation est gravissime, notre pays surendetté. Dieu seul sait depuis combien de temps ils nous mentent sur l’état de nos finances. Une chose est indiscutable, depuis plus de trente ans ils ne se sont pas souciés des conséquences de leur pitoyable gestion, exclusivement préoccupés par leur réélection. Alors ne comptons pas sur leur hardiesse pour trouver de vraies solutions. Même confrontés aux dures réalités ils sont encore capables de mentir effrontément. Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois.

 

Pour faire diversion on invente aujourd’hui le «Made in France» en tentant de justifier une «fumeuse» TVA prétendument sociale qui ne résoudra en rien nos problèmes de compétitivité. Depuis plus de 30 ans l’hécatombe de nos emplois industriels n’a inquiété personne. Il faut que le chômage atteigne un seuil socialement intolérable pour qu’émerge la notion de délocalisation. Il y a longtemps qu’elle existe, souvenons nous, dans les années 70, de l’invasion japonaise dans les domaines de la photo, de la Hifi, des motos, des voitures …

 

 Qui est dupe de l’opportune «vente escomptée» de nos rafales à l’Inde dont la conclusion ne sera connue que dans un an ? Qui peut se faire berner par la reprise de Lejaby financée à grand renfort de deniers publics trois mois avant les élections ? Il est vrai qu’après le scandale de Gandrange l’échec n’était plus permis. Personne ne saura ce que coûte le sauvetage de ces 93 emplois, personne ne saura ce que Sarkozy a pu négocier avec le groupe de luxe Vuiton et ses amis du Fouquet’s.

 

 Tous les prétendants au trône ne proposent qu’une issue, augmenter les prélèvements fiscaux… Leur culture est identique. Pour eux un déficit ne peut se résorber qu’en demandant toujours plus au contribuable. Examinez le programme des candidats, tous nous promettent plus d’impôts mais aucun n’ose s’aventurer sur la voie de la réduction des dépenses en indiquant précisément où il va opérer des ponctions. Ceci pour une seule raison : c’est impopulaire et fait donc perdre des voix.

 

                        La différence entre eux ne porte que sur les infortunées cibles de cette nouvelle saignée fiscale, riches, pauvres, entreprises ? A ce stade le vote de mai prochain se fera sur un choix assez simple : quel candidat me fera le moins souffrir ? La France on s’en fout, c’est le chacun pour soi. Au moins les choses sont claires, le temps des promesses qui rendent les fous joyeux définitivement révolu. Aujourd’hui c’est, français, serrez vous la ceinture, pour nous rien ne doit changer…

 

                        La Fondation Abbé Pierre peut hurler contre l’exclusion, le Téléthon peut se démener pour faire appel à la solidarité des français, les Restos du cœur tenter de nourrir les plus pauvres, ce qui compte c’est de continuer à dépenser sans compter, de ne surtout pas réduire le train de vie effarant de la République.

 

                        Nos dirigeants toujours prêts à faire référence au «modèle allemand» seraient bien inspirés de faire comme nos voisins, réduire la dépense publique. Ainsi, en dépit d’une population très nettement supérieure à la nôtre 82 millions d’habitants contre 65 en France, les allemands ont un coût de fonctionnement de l’Etat inférieur de 160 milliards d’euros, presque deux fois notre déficit budgétaire annuel.

 

                        La fiscalité française a atteint des sommets, le symbolique stade du rejet de l’impôt par le contribuable, riche ou pauvre est dépassé. Nos dirigeants s’évertuent à trouver des expédients «pour plumer la poule sans la faire crier». Au mieux, après création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur les revenus, quelques points de TVA, le rabotage des niches fiscales, les recettes attendues ne dépasseront pas 30 milliards d’euros. Il en manquera encore 70 pour revenir à l’équilibre promis ! Aucun des candidats ne fait ce calcul !

 

Droite et gauche font donc reposer sur une très hypothétique croissance l’incontournable retour à l’équilibre budgétaire. Ceci n’est pas sérieux. Contraint de réviser à la baisse les perspectives de croissance pour 2012 en février prochain, l’Etat sera contraint de nous imposer un énième plan de rigueur. La croissance est atone dans le monde entier, même la Chine est touchée. Qui oserait dès lors prétendre que la croissance sera au rendez-vous dans les prochaines années ? Où est le point de croissance que Sarkozy s’était promis, en 2007, «d’aller chercher avec les dents ?»

 

Ce raisonnement pourrait aisément s’apparenter à celui d’une famille surendettée ne réduisant en rien ses dépenses, persuadée de gagner au prochain Loto.

 

                         La gauche n’est pas en reste, quand j’entends madame Aubry déclarer sans rire que Sarkozy ne sait pas ce que c’est que de vivre avec le SMIC je l’invite vivement à faire le ménage devant sa porte … Je la renverrai bien volontiers à ce proverbe bantou que j’ai si souvent entendu en Centrafrique : «Que celui qui n’a pas traversé la rivière ne se moque pas de celui qui s’est noyé»

 

Allez  mesdames et messieurs les poissons rouges, continuez à vivre dans votre bocal, l’eau est chaude, la nourriture abondante, mais, de grâce, évitez nous votre cynique  commisération.

 

«Vous voulez les misérables secourus, moi je veux la misère supprimée» c’est ce que déclarait Victor Hugo qui, grâce à vous, n’a pas pris une ride.

 

Voilà un vrai programme pour 2012.

 

 

Par Gérard Facon - Publié dans : politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 18:03

                           Allez faire un tour sur le site suivant :http://www.youtube.com/watch?v=OO39mCdWNvM et vous comprendrez que ce n'est pas en augmentant la TVA de 2 points que nous pourrons lutter efficacement : ( électronique, bâtiment, industrie automobile, TGV ...) autant de nos fleurons menacés par des gens qui travaillent 40% de plus que nous.

 

                            C'est navrant mais tellement imparable ... Droite, Gauche c'est dépassé, tout est à repenser si nous entendons survivre économiquement.

                          

Par Gérard Facon - Publié dans : société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 19:11

 

La perte du triple A n’a pas manqué de susciter de vives polémiques dans la classe politique, rien ne nous a été épargné. Une fois de plus, nos dirigeants, campés sur leurs positions intransigeantes, ont fait, au gré de leurs seuls intérêts, d’une agence de notation un allié ou un adversaire politique. A droite comme à gauche les mots dépassent souvent la réalité. Certes «la France ne s’est pas brutalement vidée de son sang», mais quand même, le coup de semonce est de taille, Fillon lui-même ne s’y est pas trompé.

 

Comme prévu les agences de notation se sont installées dans la campagne pour les présidentielles. Même si on peut, fort légitimement, considérer cette immixtion comme une atteinte à notre démocratie, cette intrusion aura l’indiscutable avantage de modérer très sérieusement les promesses électorales qui rendent les fous joyeux. Cette fois ce ne sera pas «plus pour tout le monde» mais «moins pour certains». Il va donc falloir indiquer clairement où se situe la ligne de partage entre riches et pauvres Il va falloir, et de manière non équivoque, que soit défini le seuil de revenus pour identifier un français riche. Qui va s’y risquer ? Personne je pense, on continuera de naviguer à vue, et, par habitude, de demander les sacrifices aux classes intermédiaires, celles qui ne sont pas assez riches pour défiscaliser massivement ou, pire encore, de s’évader vers des paradis fiscaux.

 

                        A toute chose malheur est bon. Ainsi, même si son intervention n’est pas encore institutionnalisée, la Banque Centrale Européenne intervient, depuis plusieurs jours, massivement sur le marché obligataire pour limiter la spéculation et réduire le coût de refinancement des dettes souveraines. Elle commence enfin à jouer son rôle de régulateur et de défense de la zone Euro. Il était temps.

 

                        C’est parfait, même s’il fallait un tel scénario pour en arriver là, on ne peut que se réjouir du recul des monétaristes capitulant devant une situation d’urgence. Certes l’Allemagne a conservé son triple A grâce au dynamisme de son commerce extérieur et à la maîtrise de ses finances publiques, mais, à moyen terme, ses perspectives ne sont pas aussi favorables. Sa dette est, elle aussi monstrueuse, et sa natalité peu favorable la conduit à encourager l’immigration d’étrangers qualifiés. Ceci explique peut être son mutisme sur les interventions de la BCE. Elle sait parfaitement qu’un effondrement du marché européen lui serait fatal. Je te tiens, tu me tiens par la barbichette  

 

                        L’Europe entière secouée par Standard and Poors serre les rangs pour limiter le coût exorbitant de sa dette, mais, dans le même temps, la situation en Grèce se détériore sensiblement. Pourquoi ?

 

                        Parce que les banques, comme les particuliers, assurées contre un défaut de paiement de la Grèce grâce aux CDS ont intérêt à ce qu’elle fasse faillite. Leurs assurances leur rapporteront beaucoup plus que le remboursement de 50% des actifs détenus comme en a décidé l’avant dernier sommet européen.

 

                        Ces banques vont donc refuser tout compromis, toute possibilité de sauvetage.

 

                        Tout ceci est bien compliqué à comprendre par le citoyen. Qu’il se rassure c’est voulu.  

 

                        Illustration de cette situation kafkaïenne, la baisse de l’Euro dope aujourd’hui le prix de l’essence à la pompe. Il y a encore quelques semaines on tentait de nous expliquer que la force de l’Euro pénalisait nos exportations et favorisait le chômage.

 

                        Alors, question à 1 euro, que doit souhaiter un chômeur faisant le plein à la station service pour se rendre à Pôle Emploi, un euro fort ou un euro faible ?

 

                        Il faudrait donc deux euros, un faible utilisé par les entreprises exportatrices et un fort pour les entreprises importatrices ou les consommateurs de carburant  

 

                        A ne plus rien y comprendre, sauf que, des états non endettés auraient des marges de manœuvre qu’ils n’ont plus.

 

                        La campagne présidentielle pourrait être celle du triple A :

 

                                   Assurément  nous sommes dans la m ….,

                                   A tenter de l’ignorer nous aggravons la situation,

                                   A le reconnaître c’est risquer de ne pas être élu.

 

                        Mais tous les protagonistes vont préférer la transformer en triple E :

                       

                                   Elisez moi je m’occupe de tout,

                                   Encore un peu de courage et nous allons en sortir,

                                   Evitez surtout de poser les questions qui fâchent …  

 

                        Ou, pire encore, «la situation est sous contrôle» comme le déclarait aux croisiéristes le capitaine du Costa Concordia.

 

                        Comme je l’écrivais il y a quelques jours le bateau coule donc fort normalement.

 

           

Par Gérard Facon - Publié dans : société - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:19

            

                        Cette fois nous y sommes. Baroin, Ministre des finances, vient de reconnaître à TF 1 que la note de la France était officiellement dégradée. Nous venons de perdre notre triple A, totem national, qui faisait de notre pays un des plus solvables de la planète. Aux conséquences financières incalculables s’ajoute la honte d’un peuple fier, convaincu d’appartenir à une soit disant «Grande Puissance». Nous comparer aux américains eux aussi dégradés est une escroquerie intellectuelle, notre système monétaire est par trop différent. Le gouvernement américain a la maîtrise de sa monnaie, nous non, et nous ne sommes pas prêts de la récupérer dans une Europe sinistrée où chacun défend ses intérêts. C’est la débâcle, l’état d’urgence.

 

                        Préparés à cette sanction nos dirigeants tentaient, depuis plusieurs semaines, d’en relativiser les effets. Aujourd’hui encore ils continuent de mentir, affirmant que la France est sur la «bonne voie», mais quelle voie ? Une voie sans issue ? Et, demain, de quel poids va peser Sarkozy devant Merkel qui conserve, elle, son tripe A ? Qui va donner des leçons ? Qui va devoir ravaler ses prétentions ? Qui va devoir se serrer la ceinture, demander à son peuple de nouveaux sacrifices, l’Allemagne ou la France ? Il lui fera des bisous ?

 

Cette dégradation n’est pas sans conséquences. Ainsi, ce matin, avant son annonce, la France empruntait à un taux de 0,10% supérieur à celui d’hier. Pour beaucoup de français 0.10% ce n’est rien si ce n’est que cette augmentation a englouti, en quelques heures, le montant de la recette engendrée par nouvelle la taxe sur les sodas créée par le Plan Fillon II….

Lorsque nous paierons à son prix exact la perte du triple A nous devrons trouver de nouvelles références. La «casse» sera d’une autre ampleur.

 

Il y a bien longtemps que je dénonce sur mon blog la folie de nos élus qui empruntent à tour de bras, nous exposant, sciemment, à la dictature des marchés. Nous y  sommes, Etat et collectivités locales dans une spirale de folie sont allés, pour des raisons purement électorales «au bout du bout». Vérifiez le localement, alors que taxes et impôts locaux ne cessent d’enfler les services rendus eux, ne cessent de se dégrader …

 

La note va être salée, et ceux qui me taxaient de pessimisme en sont pour leurs frais. Non, je ne suis pas un mauvais français, je suis simplement réaliste. A toujours dépenser plus que ce que l’on gagne on finit toujours en situation de surendettement. Et si demain les marchés refusaient de nous prêter au motif que notre solvabilité est douteuse comment pourrions nous finir nos fins de mois, payer les fonctionnaires, les retraites ? Ce n’est pas de la politique fiction, le monde peut tourner sans nous, les français, bernés par les politiques ont décidé de refuser de voir la réalité en face.

 

Le Plan Fillon III nous attend, le produit de la nouvelle «TVA sociale» ne suffira pas, d’autres sacrifices nous attendent, encore plus durs, plus inhumains pour les pauvres. .

 

J’assume le fait d’être un mauvais français pour avoir dénoncé cette gabegie, je revendique avec conviction mes attaques réitérées contre ces projets locaux ou nationaux financés à crédit. Demain nous changerons volontiers les «magiciens politiques» pour des comptables diplômés. Le temps de ceux qui savent compter est enfin venu, il sera moins drôle certes, mais tellement plus réaliste. Il ne suffira plus d’être sympathique ou démagogue mais de savoir compter

 

La campagne pour les élections présidentielle échappe déjà aux Français, elle sera rythmée par la dictature des marchés.

 

En 2012, puis en 2014 aux municipales, les électeurs auront l’occasion de sanctionner ceux qui les ont conduits à la ruine avec, pour seul objectif, de se maintenir au pouvoir. Honte à eux, ils portent, seuls, la responsabilité de ce qui nous attend.

 

Le temps des mensonges est révolu. A mois qu’un optimiste ne soit jamais qu’un pessimiste mal informé.

 

 

Par Gérard Facon - Publié dans : politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 17:26

 

            Dans un article récent j’écrivais que le service des intérêts de la dette était devenu le deuxième poste du budget de l’Etat derrière celui de l’Education.

 

            Rectification. Selon plusieurs sources autorisées et dignes de confiance il occupera, dès 2012, la première place.

 

            Nos petites têtes blondes passent ainsi derrière les banksters … A nous l’avenir, la recherche, l’innovation, solutions défendues par tous les partis pour sortir de la crise, pour mettre fin à la désindustrialisation de notre pays qui engendre chaque jour de nouveaux chômeurs.

 

            Qui a osé compter le nombre de postes d’enseignants engloutis par les intérêts de cette dette monstrueuse ?

 

            Bravo, les puissances de l’argent ont encore gagné une place. Les voici pour longtemps installées sur la plus haute marche du podium.

 

            Encore un haut fait d’armes à porter au crédit de ceux qui nous gouvernent.

 

           

Par Gérard Facon - Publié dans : politique - Communauté : Blog citoyen en Haute-Garonne
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  • Gérard Facon
  • Créé par Gérard Facon
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  • Formation économique, juridique, banque, comptabilité publique. Diplômé de l'Ecole Nationale du Trésor. Trésorier Principal du Trésor Public honoraire, Directeur d'études Caisse des dépôts,coopérant finances à l'étranger.

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